24 Juin 2013 À 16:03
L,ex-consultant de la CIA Edward Snowden accusé d'espionnage par Washington devait partir lundi de Moscou pour La Havane et sans doute poursuivre sa route vers l'Équateur où il a demandé l'asile politique, en dépit des pressions américaines pour son extradition.
Tandis que le ministre équatorien des Affaires étrangères a confirmé lundi matin que Quito «étudiait» la demande du jeune Américain, jugeant que le dossier relevait de «la liberté d'expression», Washington a pressé Moscou de l'expulser pour qu'il réponde des charges contre lui, invoquant la coopération entre les deux pays. «Compte tenu de cette coopération (...), nous espérons que le gouvernement russe va étudier toutes les options possibles pour expulser M. Snowden vers les États-Unis afin qu'il réponde devant la justice des charges pesant contre lui», a déclaré le porte-parole de la Sécurité nationale, Caitlin Hayden.
Inculpé notamment d'espionnage, Edward Snowden encourt 30 ans de réclusion aux États-Unis. Ceux-ci ont annulé son passeport pour l'empêcher de voyager, mais une source policière russe citée par l'agence de presse Interfax avait toutefois estimé dimanche que l'Équateur pouvait lui délivrer, le cas échéant, un document de substitution. Selon une «source informée» citée par l'agence russe Interfax, la Russie ne dispose pas de motifs pour arrêter et extrader Snowden qui a publié des informations explosives sur la surveillance électronique américaine. «Edward Snowden n'a pas commis de crime sur le territoire russe.
Les services de sécurité russes n'ont pas été chargés par Interpol de l'arrêter. Il n'y a donc pas de motif pour arrêter ce passager en transit», a déclaré cette source. L'expert militaire Pavel Felgenhauer a souligné que la Russie n'avait pas d'accord d'extradition avec les États-Unis. Le chef de la diplomatie équatorienne, Ricardo Patino, a de son côté estimé qu'avec cette affaire, il y allait «de la liberté d'expression et de la sécurité des citoyens dans le monde».