Salon international de l'agriculture de Meknès

Pour une mise à niveau du secteur

● Assurer la sécurité du voyageur, promouvoir la compétitivité de l’économie nationale et préserver les intérêts des investisseurs sont les fondamentaux de la réforme du secteur du transport entamée déjà depuis 2003.
● Si le gouvernement a déjà inscrit ces actions futures, la Fédération du transport, elle, souhaite que cette réforme se fasse en bonne concertation avec les professionnels du secteur.

28 Février 2013 À 17:49

C’est dans l’optique d’assurer une contribution effective dans la réforme du secteur du transport que la Confédération générale des entreprises du Maroc à travers la Fédération de transport (FTCGEM), principal acteur de l’encadrement des entreprises de transport a tenu une conférence mercredi 27 février à Casablanca. Objectif : rappeler l’état actuel du secteur, et mettre le point sur l’importance d’une vraie concertation avec les professionnels du secteur du transport de voyageurs. «Étant donné que la réforme est tributaire de la mise à niveau du tissu professionnel, il est nécessaire d’établir un contrat programme garantissant la mise à niveau du tissu professionnel, autrement dit, il est nécessaire d’établir un contrat programme garantissant la mise à niveau des entreprises pour leur permettre de faire face aux défis de la concurrence et aux impératifs de la libéralisation» souligne Abdelilah Hifdi, président de la Fédération du transport.

Parallèlement, celle-ci souligne l’importance d’effectuer cette réforme d’une manière complémentaire, conformément à une approche intégrée regroupant toutes les filières de transport de voyageurs, y compris le transport inter-villes par bus, transport urbain, transport de personnel, touristique, scolaire, rural et ferroviaire. Une réforme qui, selon les professionnels, doit assurer le transport des citoyens dans de bonnes conditions ainsi le soutiens des entreprises de transport professionnelles et citoyennes.

Si le secteur du transport représente 5% du PIB et contribue à hauteur de 5% à la création de l’emploi et de 15% aux recettes de l’État, le gouvernement semble déjà déterminé à lui donner un nouvel élan, à même de concrétiser les règles de la concurrence, et booster par la suite les investissements et la libre initiative. Une prochaine étape serait nécessairement la libéralisation du secteur du transport, faut-il encore que cette libéralisation puisse limiter l’impact de l’informel qui accapare 35% du secteur du transport, et de mettre fin à l’économie de rente, pilier principal des réformes engagées par le gouvernement Benkirane.              

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