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Une 19e édition, contre vents et marées

La 19e édition du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan (FICMT), du 23 au 30 mars, promet un riche programme pour les professionnels et les cinéphiles.
Deux commissions se chargent de la sélection des films à projeter au festival.

Parmi les objectifs tracés par le Festival : les films représentant l’un des pays de la Méditerranée doivent aborder des questions relatives aux valeurs humaines, à l’art et à la culture de la région.

01 Janvier 2013 À 15:28

En attendant d’atteindre les dates limites de chacune des catégories des films, à savoir les documentaires, les longs et courts métrages, la Fondation du festival continue de recevoir les candidatures qui doivent être soumises au visionnage des deux commissions.

«Nous sommes obligés de faire ces sélections, vu le grand nombre de films que nous recevons, surtout les courts métrages et documentaires. Nous sommes déjà à plus de 250 courts métrages et une centaine de documentaires. Donc, tous les films sont d’abord visionnés par le comité d’organisation en présence du délégué professionnel de chaque pays participant, en respectant certains critères, notamment la qualité, le thème, la nationalité méditerranéenne du film ou sa production… comme il doit être produit après mars 2012 pour le cas des longs métrages.

Ces films présélectionnés sont soumis à une autre commission de la direction du festival, constituée de cinq à sept personnes pour un choix final», souligne le directeur du festival, Ahmed El Hosni. Les films représentant l’un des pays de la Méditerranée doivent aborder des questions relatives aux valeurs humaines, à l’art et à la culture, respectant ainsi les objectifs tracés par le festival, depuis sa création en 1985, notamment la promotion et la mise en valeur des cinématographies des pays du pourtour méditerranéen.«Les résultats de nos objectifs ne sont pas immédiats. Nous pouvons les déceler à long terme. Mais, vu le recul constaté au niveau de la culture dans notre pays, notre festival se voit touché par cette régression affligeante qui contamine tous les secteurs, dont celui du 7e art qui en ressent les conséquences.

Nous assistons à une situation catastrophique qui a une influence sur le cinéma et le goût du public. C’est là où l’enseignement et l’éducation ont un rôle crucial à jouer pour former un citoyen éduqué, conscient et intellectuel. Ce qui rend notre tâche aussi difficile relevant du défi en plus de celui financier. Car depuis 2011, nous ne recevons plus de subvention de la commune urbaine, dont le président ne daigne même pas nous recevoir, malgré les sept lettres que nous lui avons adressées», précise Ahmed El Hosni.

Une situation assez embarrassante qui enlève au budget du festival la somme de 1 MDH. «Cela fait deux années, l’édition 2013 sera la troisième, que nous ne recevons plus cette somme assez conséquente pour notre festival. Mais, le comble c’est que nos écrits sont restés lettre morte, alors que nous avons une convention signée entre le festival et la commune urbaine et validée par le ministère de l’Intérieur. Nous nous sommes même déplacés pour rencontrer les responsables et ouvrir un dialogue. Mais, personne ne veut nous accueillir», explique-t-il.

Donc, le festival est contraint de se limiter au soutien du ministère de la Communication, du CCM et de la wilaya de Tétouan, en attendant d’ouvrir le dialogue avec la commune urbaine et la région de Tanger-Tétouan qui a, également, manifesté la même réticence.

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