27 Juin 2013 À 16:51
Pour lutter contre ce fléau, l’Association marocaine de lutte contre le tabagisme et les drogues (AMLTD) organise, à partir d’aujourd’hui, «un ensemble d’activités de prévention et de sensibilisation», indique le président de l’organisme, Hassan El Baghdadi. D’ailleurs selon ses propos, le nombre des ventes de ce commerce illégal est en hausse suite à la multiplication des points de vente. C’est pourquoi ils mettent un point d’honneur au sein de l’association afin de réaliser «un certain nombre de campagnes de prévention tout au long de l’année, sur l’ensemble du territoire», souligne, M. El Baghdadi.
Par ailleurs, les membres de l’AMLTD veulent «faire prendre conscience aux Marocains du risque auquel ils s’exposent via l’usage de ces substances illicites». Et c’est à travers plusieurs journées portes ouvertes, interventions de spécialistes, portes à portes, activités sportives, qu’ils comptent sensibiliser un grand nombre de citoyens. Leurs actions commencent aujourd’hui et se continueront tout le week-end. De leur côté, l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le crime et la justice (UNICRI) et l’ensemble des pays du bassin méditerranéen se sont réunis «pour réfléchir sur les différences de genre dans la toxicomanie». L’initiative lancée par l’UNICRI, en accord avec le département pour les Politiques antidrogue de la présidence du conseil des ministres italiens, a profité de cette journée internationale pour en faire une journée de sensibilisation.
Dédié aux perspectives de genre dans les toxicomanies, l’événement s’est déroulé dans huit Pays du bassin méditerranéen, dont le Maroc, l’Égypte, la Jordanie, la Grèce, Israël, l’Italie, l’Espagne et la Tunisie. Pour l’occasion, les décideurs politiques, les professionnels qui travaillent dans ce domaine et les jeunes de ces pays se sont réunis. La journée a été organisée dans le cadre du Projet DAWN (Drugs and Alcohol Woman Network). «Ce projet vise à créer un réseau de professionnels qui puisse sensibiliser la société afin de considérer les différences de genre dans toutes les activités de prévention et de réhabilitation ainsi que dans les parcours de soins par rapport à la toxicomanie», indiquent les organisateurs. L’objectif du projet est donc d’encourager le réajustement des services qui s’occupent de la toxicomanie et de les adapter aux besoins des femmes. Quant à elle, l’Association marocaine pour l’écoute et le dialogue a organisé, mercredi dernier à Salé, une manifestation culturelle de sensibilisation. La thématique de leur événement «Genre et Drogue» surfe sur cette Journée internationale de lutte contre la drogue. En partenariat avec l’hôpital Arrazi de Salé et l’Organisation des Nations unies (UNICRI), l’association a pour but de promouvoir des œuvres sociales d’enseignants. Au programme de cet événement, plusieurs activités se sont alors enchaînées comme le chant, la danse, des pièces de théâtre, une exposition d’arts plastiques, des reportages télévisés…