31 Janvier 2013 À 17:17
Après les étapes de Bouznika, Meknès et Oujda, c’était au tour de Marrakech d’accueillir, le 30 janvier dernier, la deuxième édition des Portes ouvertes des haras nationaux. Organisée par la Société royale de l’encouragement du cheval (Sorec), cette prestigieuse manifestation entre dans le cadre de la stratégie nationale d’élevage du cheval, lancée en 2011. Parce qu’il est à la fois un patrimoine culturel et un vecteur de développement économique, l’élevage du cheval connaît un regain d’intérêt particulier au Maroc. Cet intérêt est illustré par la stratégie nationale initiée par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et qui est structurée autour de plusieurs axes.
Dans son intervention lors de ces Portes ouvertes à Marrakech, le directeur général de la Sorec, Omar Skalli, a rappelé que les efforts portent essentiellement sur les techniques d’élevage, l’amélioration génétique de la race, la modernisation des infrastructures actuelles et la formation des compétences. À titre d’exemple, le responsable de la Sorec indique qu’en 2012, quelque 37 000 quintaux d’orge ont été subventionnés par l’État et ont profité à 27 637 têtes. Il a également rappelé la restauration de onze stations dédiées à l’amélioration génétique, dont quatre sont en cours de finalisation.
De son côté, le directeur du Haras national de Marrakech, le Dr Mohamed Chakdi, a souligné que le cheval est utilisé comme force de traction sur les champs et pour divers travaux paysans, dans de vastes régions du Royaume (plus de 2,8 millions d’hectares). Le responsable du Haras national de Marrakech indique aussi que l’élevage du cheval représente au Maroc environ 4,7% du PIB agricole et 0,5% du PIB global. Il est à souligner aussi que l’élevage équin dans le Royaume offre 11 000 emplois directs. «Cet élevage fait face à certains problèmes qui ont fait qu’en 1983, le cheptel comptait 300 000 têtes alors que nous en avions 400 000, quelques années auparavant», déplore le Dr Mohamed Chakdi. Un recensement national sera d’ailleurs réalisé à cet effet, au cours de cette année.
À préciser enfin que lors de ces Portes ouvertes à Marrakech, plusieurs éleveurs de la région étaient invités et des vétérinaires de la Sorec leur ont dispensé des séances d’initiation aux techniques modernes de la reproduction, ainsi que des informations utiles sur la santé vétérinaire et l‘alimentation équine.