25 Avril 2013 À 19:02
La commune urbaine de Casablanca et la société Al Manar Development Company ont signé, le 18 avril à Valence en Espagne, un mémorandum avec la Cité des arts et des sciences de Valence pour réaliser des études de conception et techniques ainsi que l’élaboration du modèle économique du grand aquarium à Casablanca Marina.
Selon M’hammed El Merini, directeur général d’Al Manar, les Espagnols aideront Casablanca à imaginer et à installer son aquarium selon la superficie et le budget réservés à ce projet : «L’aquarium de valence est de 80 000 m², il a coûté 700 millions d’euros alors que celui de Casablanca sera établi sur une superficie de 15 000 m2 pour une enveloppe budgétaire de 30 millions d’euros (environ 300 millions de dirhams)». D’après Mohamed Sajid, maire de Casablanca, il s’agira d’une infrastructure indépendante financièrement et rentable. De fait, les problèmes de financement ne se poseront pas forcément pour ce projet : «Nous allons travailler avec la Cité des arts et des sciences afin d’assurer la rentabilité de l’aquarium casablancais». Impressionné par l’évolution de la ville de Valence durant les 10 dernières années, Mohamed Sajid voudrait que Casablanca s’y inspire pour plusieurs projets de développement.Dans ce cadre, il convient de rappeler qu’avec la crise, Valence cristallise toutes les désillusions, selon des supports de la presse européenne. Dans un article publié par le journal le Monde, «la Ciudad de las artes y las ciencias (la cité des arts et des sciences), ambitieux complexe culturel dessiné par l’architecte Santiago Calatrava au bord du fleuve Turia, a coûté 1,3 milliard d’euros aux contribuables et en est réduit à célébrer des mariages pour remplir ses caisses».500 espèces sont présentées à Valence Pour l’instant, aucune idée précise n’est encore donnée sur le modèle définitif de l’aquarium prévu au sein de Casablanca Marina. Une chose est certaine, il sera forcément inspiré du modèle valencien. Le parc océanographique de la Cité des arts et des sciences comprend les principaux écosystèmes marins de la planète. Chaque bâtiment de ce plus grand aquarium d’Europe est identifié avec les environnements aquatiques suivants : la Méditerranée, les zones humides, les mers tempérées et tropicales, les océans, l’Antarctique, l’Arctique, les îles et la mer Rouge, et le Delphinarium avec 24 millions de litres d’eau et une profondeur de 10,5 mètres. À travers les différentes installations, le visiteur peut avoir des explications sur le comportement et le mode de vie de plus de 45 000 spécimens de 500 espèces différentes, dont les dauphins, les bélugas, les morses, les otaries, les phoques, les pingouins, les tortues, les requins, les raies, les poissons-scies, les méduses, les étoiles de mer, les oursins, les crustacés de toutes sortes, en plus des oiseaux typiques des zones humides. Le parc océanographique de la Cité des arts et des sciences est conçu comme un centre naturel, scientifique et informatif, contribuant ainsi à la protection de la flore et de la faune. Il sensibilise ses visiteurs à la conservation et le respect de l’environnement, tout en développant des programmes spécifiques de recherche sur les sciences de la mer et la flore et la faune aquatiques.n
Témoignage : M’hammed El Merini, DG d’Al Manar Development Company
L’idée de ce mémorandum est que nos partenaires de la ville de Valence nous accompagnent selon leur expérience dans trois étapes importantes. La première concerne le concept fonctionnel de l’aquarium : qu’est ce qu’on aura dans cet espace ? La deuxième étape consistera à mettre ce concept dans un projet architectural. On aura ainsi un préconcept architectural qui montrera comment sera cet aquarium et comment il va s’intégrer dans le projet Casablanca Marina. La troisième étape concernera le business plan du projet qui montrera en chiffres le niveau de sa rentabilité. Avec ces trois éléments, on constituera un dossier et suite à cela on va lancer un appel à manifestation d’intérêt international qui vise à identifier les investisseurs du projet. Normalement les études préliminaires avec l’ensemble de ces composantes devraient se terminer dans 6 mois. Nous envisageons qu’avant la fin de l’année on lancera ces appels à manifestation d’intérêt.