23 Mai 2013 À 16:46
Les habitants de Mohammedia s’interrogent toujours sur l’absence des toilettes publiques promises depuis l’année dernière. Un problème qui se répercute sur l’environnement d’une cité qui n’est déjà pas correctement dotée en infrastructures. La commune urbaine de Mohammedia a alloué une enveloppe budgétaire de 300 000 DH pour la réalisation de deux toilettes publiques en béton. L’une à El Alia à proximité de la mosquée Mali et l’autre au niveau de la ville basse précisément au Parc des villes jumelées.
Néanmoins, ce projet se heurte à des problèmes inhérents à la conception, selon un responsable communal qui a préféré garder l’anonymat. «La réalisation des deux toilettes publiques est bloquée par les services techniques de la préfecture. Le responsable desdits services a précisé que la construction en dur de ce projet aura des répercussions négatives sur l’environnement».
La ville reste ainsi confrontée à ce problème d’hygiène qui nuit à son image. Pour cet acteur associatif, Mohammedia n’arrive pas à valoriser ses multiples vocations, ses potentialités et ses richesses naturelles à cause du manque d’infrastructures : «durant la saison estivale, l’absence de toilettes publiques nuit à l’image de la ville. La cité balnéaire a besoin de plusieurs vespasiennes réparties dans les divers points de la ville et installées à proximité des réseaux d’assainissement».
Pour préserver l’esthétique de la ville, la commune s’est ainsi vue obligée de proposer la conception de toilettes publiques mobiles adaptées et dotées d’équipements adéquats.«La propreté, l’hygiène et la protection de l’environnement doivent être érigées en secteur prioritaire. Il faut impliquer les entreprises privées, les encourager et les convaincre d’investir dans les domaines inhérents à l’hygiène, à la propreté et à la protection du cadre de vie des habitants, souligne une étudiante à Mohammedia. Une prise de conscience des habitants de la nécessité de rendre à la ville son âme et de la préserver d’une situation qui risque de lui porter préjudice».
Face aux réclamations des citoyens, les services concernés sont appelés à régler le différend technique et de conception des futures toilettes publiques. «Les nouvelles vespasiennes devraient avoir un système qui garantit leur sécurité et leur propreté. On ne peut pas tolérer qu’elles soient squattées par des délinquants. En outre, on ne peut pas mettre des toilettes en béton en plein Parc des villes jumelées. Sur le côté esthétique et hygiénique, ce choix ne convient pas», nous confie une source sous couvert d’anonymat. Qu’elles soient mobiles, en béton ou autre, la création de vespasiennes est une nécessité pour répondre aux besoins des visiteurs et des habitants de Mohammedia. Différents sites de la ville se sont dégradés à cause de ce problème.
La situation est encore plus préoccupante dans certains points de la ville, notamment à proximité des écoles, des marchés, des jardins, des plages et des quartiers populaires. Au niveau du Parc des villes jumelées, la situation a pris d’autres proportions. Des comportements choquants et inciviques deviennent de plus en plus fréquents, comme celui d’uriner dans les lieux publics. Les habitudes se sont développées davantage avec un impact négatif sur l’hygiène et la propreté de la ville. Conscient du problème, l’actuel conseil a programmé de nombreux projets, dont ceux afférents à la construction de toilettes publiques.