14 Mai 2013 À 17:59
Cruelle vérité quant à l’infrastructure sportive à Marrakech qui abritera, avec Agadir, en décembre prochain, le Mondial 2013 des clubs. Une délégation du département des compétitions de la FIFA s’était rendue dans les deux villes proposées par les responsables marocains pour s’enquérir des préparatifs de cette compétition continentale, mais le rapport établi par les membres de la FIFA, en particulier sur les installations de la cité ocre, n’est guère élogieux. En effet, la commission a pointé du doigt le mauvais état des infrastructures des autres stades d’entraînement des équipes participantes, au niveau du gazon qui est de mauvaise qualité, des vestiaires et des gradins qui sont dans un état lamentable, et de l’absence des conditions de sécurité entre autres.
Une question s’impose. Pourquoi, les autorités de la ville n’ont-elles pas lancé les travaux de rénovation de ces installations avant l’arrivée de la commission de contrôle de la FIFA ? Au moins, les équipes du championnat amateur et celles des quartiers auraient pu profiter de cette rénovation et évoluer dans de meilleures conditions. Difficile de trouver une réponse quand on sait que Marrakech n’est pas la seule ville à souffrir de cette situation. Dans de nombreuses cités, l’infrastructure reste le cadet des soucis des élus locaux. Même des clubs de la Botola Pro ont eu de grandes difficultés pour trouver un terrain d’entraînement et de compétitions. Le Hassania d’Agadir, le Raja de Beni Mellal, l’OC Khouribga, la RS Berkane, le Moghreb de Fès qui a même menacé de ne plus jouer au grand stade pour défaut de payement et les exemples abondent. L’euphorie de l’organisation par notre pays de deux coupes du monde des clubs en 2013 et 2014 et d’une CAN en 2015 risque de laisser la place à une déception si cette situation perdure.
Le rapport négatif de la commission de la FIFA est une gifle pour les concepteurs des deux grands stades de Marrakech et d’Agadir qui n’ont pas prévu d’installations annexes qui répondent aux normes internationales. Et pourtant ce n’est pas l’espace qui a manqué autour de ces infrastructures qui ont englouti des sommes faramineuses. Finalement on se demande pourquoi ériger des stades ultras modernes sans terrains annexes pour les entraînements.