27 Mars 2013 À 18:23
La nouvelle a été perçue par les Casablancais comme un profond soulagement. La délivrance est venue du conseil de la ville, lors de sa session ordinaire tenue la semaine dernière. Il s’agit de la future résurrection du parc de la Casablancaise.
L’approbation, à l’unanimité, d’un projet de convention pour la réhabilitation, la mise à niveau et la gestion de cette infrastructure située en plein cœur de la métropole avait ravi plus d’un. Ladite convention lie désormais la commune urbaine de Casablanca, en tant que propriétaire de ce patrimoine inestimable, et le ministère de la Jeunesse et des sports, qui revêt désormais la casquette de maître d’ouvrage.
A quand, alors, cette renaissance tant attendue ? Personne ne serait en mesure de répondre à la question. Cependant, ce qui est certain, c’est que le système a d’ores et déjà été mis en branle, que le projet est sorti des tiroirs et qu’il est en phase d’être dépoussiéré.
À travers la convention en question, la commune urbaine s’engage à mettre le complexe sportif à disposition du ministère de la Jeunesse et des sports, ainsi que d’apporter tout le soutien technique et administratif nécessaire à la réalisation du projet. Pour sa part, le ministère aura à assurer plusieurs volets.
D’abord, il s’agit de l’élaboration de l’ensemble des études techniques requises, ainsi que de la réalisation des travaux de mise à niveau du projet. De même, le ministère est tenu de mettre à disposition les ressources humaines et de mobiliser les fonds nécessaires à la réalisation du projet, à sa gestion et à sa maintenance.
Dans le concret, le ministère aura en charge la réhabilitation de toutes les infrastructures sportives et administratives existantes. Le département du sport devra également opérer une mise à niveau des espaces de jeu (aire gazonnée pour différentes disciplines d’athlétisme – javelot, disque, poids, saut en hauteur et en longueur – piste de course et différents équipements).
C’est ainsi que ce projet, qui trotte depuis plusieurs années dans les couloirs de différents départements, aborde pour la première fois un tournant empreint de concret. «C’est une décision que nous avons accueillie avec beaucoup de joie et d’enthousiasme. Depuis la dégradation, au fil des années, de ce patrimoine ô combien vital pour l’athlétisme, nous n’avions eu de cesse de militer pour sa réhabilitation, et c’est la première fois qu’une décision concrète a été prise pour que la Casablancaise retrouve son lustre d’antan», souligne ce militant de la première heure, parmi ceux et celles qui étaient de tout temps mobilisés pour que le complexe sportif renaisse de ses cendres.