Spécial Marche verte

Les Journées de la jeunesse marocaine à Paris sous le signe de l’entrepreneuriat

Les Journées de la jeunesse marocaine 2013 ont été organisées à Paris du 17 au 19 mai derniers autour du thème : «Jeunesse entreprenante».

Selon Chakib Benmoussa, «les questions de la jeunesse et de la culture sont aussi essentielles que la politique, l’économie et le social.»

21 Mai 2013 À 15:32

Lancées en 2006 à l’occasion de la Cinquantaine de l’indépendance du Maroc, les Journées de la jeunesse marocaine (JJM) sont devenues un évènement incontournable pour les Marocains résidents en France. Organisant cette année la sixième édition autour du thème : «Jeunesse entreprenante», les JJM ont réuni quelques 30 entreprises et plus de 3 000 étudiants qui ont participé pendant trois jours (du 17 au 19 mai) aux différentes conférences-débats organisées lors de cette manifestation.

«Le thème des JJM, cette année, est dans l’air du temps, surtout pour la jeunesse expatriée en France qui a cette approche entreprenante dans les veines et veut retourner au Maroc pour développer des projets. Cet évènement se veut être un espace de réflexion pour les jeunes étudiants marocains à propos des enjeux auxquels est confronté le pays», ont indiqué les responsables de l’AMGE-Caravane (l’Association des Marocains des grandes écoles), organisateurs de l’évènement. Objectif : mettre un point d’honneur aux stratégies globales qui orientent en ce moment le pays et s’est penché sur des sujets d’actualité de grand intérêt comme la Caisse de compensation et les réformes de retraites, les défis du Parlement, les nouvelles stratégies de financement, l’énergie au Maroc, la démocratisation de la culture au Royaume, ainsi que la jeunesse en mouvement. Des chantiers qui suscitent l’intérêt et dépendent de choix fondamentaux réalisés par les décideurs du Maroc, prêts à répondre aux questions des jeunes. «À cet effet, grâce à l’apport intellectuel d’éminents intervenants de divers horizons, les JJM 2013 ont été une occasion de réflexion à destination d’une jeunesse ambitieuse et entrepreneuse, toujours aussi mûre et avisée pour porter un regard critique sur les multiples réalités marocaines», soulignent les organisateurs.

En effet, plusieurs personnalités ont participé à l’édition de cette année comme l’ambassadeur marocain en France, Chakib Benmoussa, qui a déclaré : «Les questions de la jeunesse et de la culture sont aussi essentielles que la politique, l’économie et le social. Il est important que la culture renforce son positionnement dans le modèle de développement du pays. Sans une prise en compte adéquate de la culture comme facteur de création, de richesse, de cohésion sociale et d’épanouissement des citoyens et des jeunes, le développement ne pourrait ni se faire convenablement ni atteindre ses objectifs». L’ambassadeur s’est également félicité de l’organisation des JJM, saluant leur programme «extrêmement riche» et le choix des thématiques balayant des volets à la fois politiques, économiques, sociaux et culturels, qui leur permettent de se rendre compte du chemin parcouru et de prendre connaissance de ce qui reste à faire.

Outre l’ambassadeur marocain, les JJM 2013 ont également été marquées par la participation de Moulay Hafid Alami. Invité à une interview-vérité, l’un des temps forts de cette manifestation, le président du Groupe Saham et ancien président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s’est prêté avec franchise au jeu des questions-réponses sur son parcours de patron de l’une des holdings les plus en vue au Maroc, en appelant les étudiants à éviter de former une vision réductrice de leur pays et de minimiser ses potentialités. «Le Maroc avance. Il a changé et il est courtisé par tout le monde», a-t-il lancé. En invitant les étudiants à rester constamment connectés à la réalité du pays et à éviter cette tendance à se positionner en recul par rapport au Maroc, car son évolution est en marche, et elle est différente.

Les journées se sont clôturées par une conférence animée par Saïd Mouline, le directeur de la nouvelle Agence marocaine pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE). Une rencontre qui avait pour but de discuter des choix stratégiques multiples qui s’offrent au Maroc, mais dont l’impact n’est pas à négliger, à savoir : les énergies renouvelables intermittentes, les réserves pétrolières considérables en schiste bitumineux et l’ambition nucléaire du gouvernement.

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