Fête du Trône 2006

La décision de fermeture des locaux d’enseignement religieux relevant d’une association à Marrakech est conforme à la loi

Le ministère des Habous et des affaires islamiques a dénoncé les «allégations tendant à faire croire à certaines gens que la décision de fermeture des locaux relavant de “l’association l’appel au Coran et à la Sunna” de Marrakech équivaut à une interdiction de l’enseignement du Coran et à une entrave à sa diffusion».

01 Juillet 2013 À 18:58

Dans un communiqué parvenu, lundi à la MAP, le ministère souligne en tant que département responsable de la gestion du fait religieux, que ces «allégations sont d’autant plus invraisemblables qu’elles sont infirmées par la logique de l’histoire au Maroc et par la réalité des faits tenant à la sollicitude dont bénéficie l’enseignement du saint coran au Royaume du Maroc».

Le ministère tient à rappeler à propos des locaux gérés par cette association et dits «Dour Al Koraan», que la décision de fermeture de ces espaces a été prise «conformément à la loi», sachant que «tout enseignement destiné au public et portant sur la religion, tant en ce qui concerne l’apprentissage du Coran que l’enseignement des disciplines théologiques, est régi par la loi relative à l’enseignement originel, abstraction faite de la partie qui en prend la charge ou du lieu où cet enseignement est dispensé». La même source précise que les gérants de ces lieux objet de fermeture «ont refusé de régulariser leur situation auprès des autorités supervisant l’enseignement originel dans les délais prescrits» et qu’ils «n’ont pas accepté que ces lieux soient soumis, conformément à la loi, à la tutelle de l’autorité en charge de l’enseignement originel, et ce, malgré les mises en demeure répétées qu’ils ont reçues depuis l’expiration des délais fixés par l’article 25 de la loi no 13-01 relative à l’enseignement traditionnel».

Le ministère fait observer que «ce qui doit obéir impérativement aux normes de la loi, ce sont bien l’activité exercée et le degré de conformité de sa pratique avec la loi, que cette activité émane d’une personne physique ou morale», soulignant que la «renaissance bénie que connaît le Maroc en matière de promotion des sciences coraniques dans les volets relatifs à la mémoration, à l’enseignement et à la diffusion du Livre saint est portée par une dynamique tellement forte, soutenue et diversifiée qu’elle ne laisse nulle place aux tentatives de mystification de l’opinion publique sur le thème propre à l’enseignement du Saint Coran. En témoigne le nombre élevé qui se compte en centaines de milliers des inscrits dans les mosquées, les écoles de l’enseignement originel et les Msids autorisés». Le ministère annonce qu’il rendra publics des documents détaillés à ce sujet, en soulignant qu’«au Maroc on ne saurait laisser enseigner le saint Coran sans règles fondatrices, ni méthodes et programmes éducatifs officiels dans le cadre de la loi». C’est ainsi que «toute personne physique ou morale désireuse d’enseigner le Saint Coran à des mineurs ou à des adultes se doit de fonder une école coranique après l’obtention d’une autorisation qui confère la légalité à son activité et lui donne le droit de bénéficier du soutien prévu par la loi, tout en la soumettant au contrôle éducatif en vigueur».

Copyright Groupe le Matin © 2026