26 Mars 2013 À 16:30
Dans le cadre de la Semaine de la francophonie et du Printemps des poètes, Fès a accueilli, les 23 et 24 mars, la première édition du Festival du slam et de la poésie urbaine. Organisé par l’Institut français de Fès en partenariat avec l’association Soleil de Fès et l’Association des amis de l’école Bab Riafa, cet événement vise à promouvoir, le slam, cet art oratoire urbain qui a réussi à s’imposer lors de ces dernières années comme un mouvement artistique porteur de valeurs telles que l’ouverture d’esprit, le partage et la liberté d’expression.Le public a ainsi eu l’occasion de découvrir les prouesses oratoires d’artistes-slameurs nationaux et internationaux, venus exprimer leurs talents et véhiculer des messages dans un climat d’échange et de partage.
Des artistes-slameurs de renommée internationale tels que Loubaki, Hilal, Da Légende, Ami Karim, Camille Case ou encore Bravo ont ainsi fait vibrer le public avec des textes ambiancés et vivants et des mots imprégnés d’une rage profonde. Présentant une lecture décalée du monde actuel, ils ont invité le public à une réflexion collective. Avec comme objectif de développer la pratique du slam au Maroc, une soirée «Jeunes talents», donnant la parole à de jeunes élèves était également au programme. À noter que le slam est né en 1986, suite à une idée du poète américain Marc Smith dans le but de rendre les lectures de poèmes à la fois moins élitistes et moins ennuyeuses. Avec des règles minimales, laissant une grande liberté au participant, le slam repose essentiellement sur les talents d’orateur et tend parfois vers le sketch humoristique ou le stand-up.