27 Mars 2013 À 17:40
Les rixes entre les automobilistes et les gardiens de voiture sont toujours au rendez-vous partout dans les grandes villes. Ces hommes à la blouse bleue et au badge rouge, dont certains portent un gilet jaune, rendent la vie dure aux automobilistes qui sont amenés dans plusieurs cas à payer deux prestations : celle des horodateurs et celle des gardiens. Déjà le coût de la prestation varie selon les quatre volontés des gardiens et la zone d’emplacement.
Conséquence : le désordre total. Un coup d’œil sur les différents parkings des grandes villes permet de constater que les gardiens de voiture ne se gênent guère à fixer leurs tarifs à la tête des clients. Et ce, malgré la mise en place d’un arrêté ministériel datant de 2004 qui fixe la prestation des gardiens pendant la journée à 1 DH pour les vélos, 2 DH pour les voitures et les vélomoteurs, et 4 DH pour les camions tandis que pendant la nuit ce tarif double. Cette mesure a été préconisée dans le but de remettre de l’ordre dans le secteur. Mais sur le terrain, loin s’en faut ! C’est dire que la gourmandise des gardiens ne dit pas son nom. Ils demandent bien plus que ces tarifs.
À Casablanca, par exemple, à la commune urbaine de Sidi Belyout, qui compte plus de 300 emplacements de gardiens et 19 parkings, et où la gestion du secteur est confiée depuis 2007 à la société espagnole Parkigran, même après que les horodateurs de la nouvelle société gestionnaire soient déployés pour couvrir 4000 endroits de stationnement payant, les gardiens soutirent encore leur tarif.
N’en déplaise aux automobilistes, ceux-ci se voient obligés d’une part d’introduire chaque heure 2 DH dans l’horodateur, et d’autre part de payer les gardiens. Un fardeau pour les usagers dont une bonne partie refuse de payer. Pis encore, tout refus de paiement vire facilement à d’autres formes d’accrochage encore plus violentes. Certains gardiens, pour doubler leur prestation, se mettent à laver les carrosseries, parfois sans l’autorisation du propriétaire. Cela pèse autant qu’une chape de plomb pour les automobilistes. Ceux-ci appellent les autorités à intervenir pour trouver des solutions susceptibles de leur épargner cette situation amère. À ce propos, contactés par le «Matin», les responsables locaux de la Wilaya du Grand Casablanca, ceux du Conseil de la ville et de la commune urbaine sont restés aux abonnés absents.
À la ville d’Agadir, pour mettre fin aux abus des gardiens sur le plan de tarification, la situation est différente puisque la commune urbaine a procédé à la mise en place des panneaux à travers la capitale de Souss précisant le coût de prestation des gardiens. Ainsi, le prix du stationnement durant toute la journée est fixé à 2 DH et dans la nuit à 3 DH. Sinon, dans toutes les autres villes, à l’image d’El-Jadida, Fès, Meknès, Tanger, entre autres, le stationnement demeure l’éternel calvaire des automobilistes.
En attendant que la mise à niveau du stationnement dans toutes les villes soit opérée en bonne et due forme, les automobilistes défrayent les chroniques de cette situation ambigüe à plus d’un titre. Le flou persiste toujours. Et rien ne filtre pour le moment.