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Cisco prédit un nouveau boom de l’Internet en Afrique et au Moyen-Orient

La part de l’Afrique et du Moyen-Orient dans le trafic mondial mobile passerait de 8% en 2012 à 28% en 2017, tirée par la forte croissance de l’Internet dans la région.

L’étude Cisco prévoit une multiplication par 5 du trafic de données en Afrique entre 2012 et 2017, soit l’équivalent de 10 milliards de DVD par an.

09 Juillet 2013 À 17:02

Le Visual Networking Index Forecast, l’étude annuelle de Cisco sur l’évolution de l’Interne, vient de sortir. Elle prévoit une multiplication par 5 du trafic des données en Afrique entre 2012 et 2017. Soit l’équivalent de 10 milliards de DVD par an. Le nombre d’utilisateurs devrait passer de 185 à 390 millions en 2017 et le nombre de machines connectées de 1,163 à 1,759 milliard. Déjà en 2012, le trafic Internet des abonnés avait progressé de 83% et le trafic professionnel de 63%. L’Afrique et le Moyen-Orient se rapprochent des habitudes d’utilisation et de consommation des internautes américains et européens. Ainsi, le trafic vidéo-TV a été multiplié par 3 l’an passé avec une élévation de la vitesse moyenne de débit de 20% pour arriver à 3,7 Mbps.

Le mode de connexion continue d’être plus itinérant. Si en 2012, seuls 10% du trafic privé était mobile, en 2017 cette proportion monterait à 31%. Il en va de même pour les entreprises pour lesquelles ce trafic passerait de 5 à 14% sur la même période. Hassan Bahej, directeur général de Cisco Maroc précise que «les prévisions de croissance au Moyen-Orient et en Afrique prouvent le potentiel phénoménal d’Internet». Cette évolution est bien sûr mondiale, tirée par les deux locomotives du business : la Chine et les USA.

En 2017, leurs prévisions de trafic seraient de 18 et 37 milliards de gigaoctets par mois respectivement. À comparer aux 3 milliards de gigaoctets qui s’échangeront dans la zone Afrique et Moyen-Orient. L’Internet sera le média le plus implanté avec 48% de la population mondiale équipée d’ici 2017, d’après l’étude, soit 3,6 milliards de personnes. Concrètement, nous communiquerons demain 3,5 fois plus vite, ce qui nous permettra de partager près de 6 millions d’années de vidéo par mois. En Afrique et au Moyen-Orient, cela se traduirait par l’équivalent du visionnage de l’ensemble des films déjà produits dans le monde toutes les 2 heures.

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