Naissance de SAR Lalla Khadija

La polémique enfle autour de la démolition du lycée Chawki

La nouvelle a fait l’effet d’une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et dans les discussions de cafés. Une pétition a également été lancée en ligne pour faire barrage à d’éventuelles intentions à l’égard de ce patrimoine casablancais.

D'après certaines rumeurs, le lycée Chawki serait en passe d'être démoli.

20 Décembre 2013 À 18:22

Le lycée Chawki ne sera pas démoli pour céder la place à un projet immobilier ou touristique. C’est en tout cas ce qu’affirment, officiellement et solennellement, les différentes parties concernées en cas de visées spéculatrices qui lorgneraient cet édifice. Véritable lieu de mémoire, ayant été fréquenté des décennies durant par des générations de Casablancais, le lycée Chawki est en effet au centre d’une polémique qui ne cesse d’enfler. Toute une campagne virale a été montée autour du sujet, mettant en avant la voracité de certains «prédateurs» de l’immobilier dont ferait l’objet le lopin de terre qui abrite le lycée, situé en plein cœur de la métropole et cumulant plusieurs milliers de m3 de superficie. «Tout cela est complètement faux et je puis vous assurer qu’il ne s’agit que de rumeurs sans plus. L’établissement, et tout ce qu’il renferme, est sous notre tutelle et relève du patrimoine du ministère de l’Éducation nationale.

Aucun projet de ce genre n’est d’actualité et nos élèves suivent leur scolarité en toute sérénité dans cet établissement», assure Khadija Benchouikh, directrice de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation du Grand Casablanca (AREF). Cependant, toute une campagne contre ce projet supposé bat son plein sur la toile. On en parle sur les réseaux sociaux, mais pas seulement. Une pétition en ligne a été lancée et ne cesse de cumuler les signatures au fil des jours. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit-on. En ce sens, les instigateurs de cette levée de boucliers s’appuient aussi bien sur des expériences similaires que sur l’état de détérioration que connaît le lycée Chawki et la désertion continue enregistrée au niveau des élèves qui le fréquentent. L’on fait, ainsi, le parallèle avec le collège Ibnou Tofaïl qui a été démoli au profit d’un grand projet. Sauf que, souligne Khadija Benchouikh, le projet qui est en train de naître en lieu et place du collège Ibnou Tofaïl s’est fait dans les règles de l’art, entre le ministère de l’Éducation nationale, propriétaire du bien, et la Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation formation.

Concernant le délabrement du bâtiment, la directrice de l’AREF rappelle que cette situation n’est pas le propre du seul lycée Chawki. «Certes, c’est un vieux bâtiment, mais nous faisons de notre mieux pour le rénover avec les moyens de bord, tout comme les autres établissements, en assurant le gardiennage et le nettoyage, ainsi que tout autre aspect lié au bon fonctionnement de l’établissement», affirme-t-elle. Pendant ce temps-là, les internautes en général et les Casablancais en particulier, ayant fait de cette affaire la cause à défendre du moment, s’indignent du silence radio des responsables qui, en toute logique, devraient tirer les choses au clair en confirmant la chose ou, comme le souhaitent les épris de la Cité blanche, en la mettant sur le registre de la rumeur. 

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