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«C’est un événement qui fait honneur au Maroc et à ses cinéastes»

Accompagnée de la réalisatrice Sana El Younoussi et du scénariste Mohamed Arious, la comédienne Naima Lamcharki a présidé le jury de la compétition de scénario de la 10e édition du festival international du film transsaharien. Sa participation a été saluée aussi bien par les organisateurs que par les festivaliers, vu sa compétence artistique et son riche parcours.

Naima Lamcharki, une grande dame de l'art au Maroc.

23 Novembre 2013 À 15:19

Le Matin : Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur ce festival dans son nouveau concept de cette 10e édition ?Naima Lamcharki : Je pense que le FIFT de Zagora occupera dorénavant une place importante dans le paysage des manifestations cinématographiques au Maroc, vu la qualité du produit qu’il a pu faire venir et le nombre d’invités de différents pays qui étaient présents dans cette 10e édition. C’est une valeur ajoutée pour notre cinéma et pour toute la région, ainsi que pour sa population. Cette vision d’avenir a été établie grâce aux efforts des organisateurs et leur persévérance. Nous souhaitons qu’ils aient le soutien nécessaire pour continuer ce beau rêve. Car c’est un événement qui ne peut que faire honneur au Maroc et à ses cinéastes.

Vous avez fait, à l’ouverture du festival, une remarque concernant les lignes d’avion pour Ouarzazate et Zagora qui n’ont pas été assurées par la RAM.Effectivement, c’est une remarque importante, vu que beaucoup de gens n’ont pas pu venir à cause de cela, sans parler de ceux présents avec nous, qui ont souffert pour arriver jusqu’à Zagora. J’espère que les responsables de la RAM prendront en considération cette problématique en creant des lignes entre Zagora et les autres villes du Royaume, pendant la période du festival et pourquoi pas durant toute l’année. Cela ne peut qu’être bénéfique pour toute la région sur le plan touristique et économique, sans parler, bien sûr, du réconfort que cela peut offrir aux organisateurs du festival.

En tant que présidente du jury de la compétition de scénario, que pensez-vous de cette initiative consacrée aux jeunes ?C’est une idée vraiment géniale que le festival s’est approprié depuis sa création. D’autant plus que la thématique choisie est toujours en relation avec le Sahara et toutes ses composantes. C’est un sujet très riche qui n’a pas été très exploité par nos cinéastes. Il constituera, donc, un plus dans notre cinématographie marocaine. Le plus réconfortant pour les participants est le fait d’être lus par des professionnels, pouvoir discuter avec eux et leur demander conseil. Enfin, d’assister au tournage du scénario gagnant. C’est un grand pas vers le professionnalisme qui ne peut que rassurer ces jeunes et les encourager pour progresser et faire mieux.

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