10 Avril 2014 À 16:47
L es réformes politiques et institutionnelles menées par le Maroc, son rôle en tant qu’acteur de paix et de stabilité à l’échelle régionale et l’importance du partenariat stratégique entre Rabat et Washington ont été mis en avant mercredi dernier devant le Congrès américain. Le sous-secrétaire d’État adjoint chargé des affaires du Proche-Orient, William Roebuck, a ainsi souligné que sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le système politique marocain a connu une «libéralisation graduelle», à la suite notamment de la mise en place de l’Instance équité et réconciliation, une expérience pionnière dans le monde arabe.
Lors d’une audition devant la sous-commission des Affaires étrangères consacrée à la politique américaine vis-à-vis du Maroc, le haut responsable américain a rappelé que «le Roi Mohammed VI a été le fondateur de la première Commission de vérité et de réconciliation dans le monde arabe» dans le but d’apurer le passif des violations passées des droits de l'Homme. William Roebuck a également indiqué que la Constitution adoptée en 2011 a donné lieu à des élections «démocratiques» en soulignant que les États-Unis entretenaient «un dialogue solide avec le gouvernement marocain dans le domaine des droits de l'Homme, afin d'explorer les voies à travers lesquelles nous pourrons soutenir le processus de réformes politiques en cours». Le haut responsable US a mis en exergue ainsi le projet de loi, adopté par le Conseil des ministres pour réformer le code de la justice militaire. Par ailleurs, William Roebuck a mis l’accent sur l’importance de la visite de travail que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a effectuée aux États-Unis, au mois de novembre dernier, une visite qui a permis à Washington de «réaffirmer le partenariat stratégique étroit avec le Maroc». «Nous avons œuvré en particulier à approfondir nos consultations au sujet des questions régionales et avons mis l'accent sur nos priorités partagées au Mali, en Syrie, dans le Maghreb et la région du Sahel», a ajouté le haut responsable US. À cet égard, le sous-secrétaire d'État adjoint chargé des affaires du Proche-Orient a déclaré devant la sous-commission des Affaires étrangères que le Maroc était «l'un des partenaires les plus proches» des États-Unis en matière de lutte antiterroriste dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. «Grâce à la stratégie holistique de lutte antiterroriste adoptée par le Maroc portant sur la mise en place de mesures de vigilance sécuritaire, une coopération régionale et internationale, une approche d'assistance socio-économique et des politiques barrant la route à l'extrémisme religieux, il a été difficile pour Al-Qaïda au Maghreb islamique de s'implanter dans le Royaume» a-t-il expliqué.