L'humain au centre de l'action future

La photographie contemporaine à l’honneur

Sept photographes accrochent, jusqu’au 9 mai, leurs travaux à l’Espace Expressions CDG. Il s’agit de Zineb Andress Arraki, Ghita Skali, Aurèle Andrews, Saïd Benhamida, Thami Benkirane, Réda Chérif et Othman Zine. Mardi dernier, jour du vernissage de l'exposition photographique «Un jour par semaine», a été pour eux un vrai succès.

André Azoulay était parmi les invités à l'exposition organisée par la Fondation CDG.

28 Mars 2014 À 17:50

Il a pu rassembler tout un éventail de public. Des critiques d’art aux simples amateurs de la photo, en passant par plusieurs artistes-plasticiens, des sportifs comme Nezha Bidouane et Aziz Bouderbala, sans oublier le grand passionné de tous les arts, André Azoulay, ainsi que le patron de la Royal Air Maroc, Driss Benhima. On ne peut qu’être optimistes quant à l’intérêt grandissant porté à l’art ces dernières années. Mieux encore, par toutes les couches sociales.

La Fondation CDG, qui a depuis longtemps compris l’importance de l’art et ses messages, a mis son Espace Expressions CDG à la disposition de tous les talents dans toutes les disciplines des arts plastiques, qu’ils soient jeunes ou non, connus ou moins connus. Pourvu que leur créativité attire l’attention des professionnelles et interpelle la réflexion du public. C’est bien le cas de ces sept photographes qui ont apporté une nouvelle conception de la photo, avec d’autres idées et d’autres techniques, loin des sentiers battus de la photographie classique. «Moi-même je suis passionnée par la photo. Je la pratique depuis longtemps. Mais là, je vois un vrai travail sur l’image, avec des techniques très évoluées et des sujets uniques», témoigne une habituée de la galerie. En effet, on est devant une révolution concernant la branche de la photo. Il y a de l’innovation qui a surpris plus d’un. Chacun des photographes a apporté un univers propre à lui où il s’exprime sur ce qui l’inflige ou lui tient tant à cœur. «La photo est un moyen d'expression qui offre une palette infinie, comme les idées et les projets de toute création intellectuelle», souligne la directrice générale de la Fondation CDG, Dina Naciri.

Celle-ci qualifie cette prestation d’une respiration dans le temps de la ville de Rabat, un écho aux désirs de ses habitants et de ses invités, une halte pour que chacun, à sa guise, puisse prendre le temps de se reconnecter avec lui-même, sans enjeu. Un événement de ce genre constitue, effectivement, une opportunité pour les R’batis de rencontrer les amis, de faire la connaissance d’autres, d’approcher des personnalités de notre monde politique, intellectuel et sportif. De discuter de l’art pour en connaître l’avis de tout un chacun. La prestation «Un jour par semaine» offre à voir les travaux d’artistes de différents styles, dont chacun a procédé selon ses affinités à créer des images représentant son monde. «La mise en perspective de leurs travaux est comme les multiples facettes de la vie.

Selon l'angle de vision choisi, on y découvre des choses différentes, mais qui forment un tout. On passe, ainsi, avec légèreté de l'un à l'autre comme on passe d'un jour à l'autre, pressé de voir ce qu'il nous réserve et déjà nostalgique du précédent», renchérit Dina Naciri.

Le commissaire de l’exposition Saâd A. Tazi, quant à lui, compare ces photos visuelles à des poèmes. Ces images n’ont pas de vocation documentaire. Elles sont là pour solliciter l’imagination et «ouvrent les portes vers des mondes inaccessibles au passant pressé. Elles sont une offrande au regard au-delà des ornières du quotidien, pour qu'il puisse se délecter de son environnement immédiat et y déceler la part du beau qu'il contient». Ces prises touchées artistiquement et techniquement ne manquent pas de susciter un dialogue entre le spectateur et l'œuvre, de servir de pont vers des espaces à partager et à valoriser. Les émotions qu’elles procurent valent vraiment le détour.Le principe de l’exposition repose sur sept jours photographiés, pris par sept artistes-photographes, que le public pourra découvrir et apprécier tout au long de sept semaines. 

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