05 Juin 2014 À 15:59
C’était une soirée digne des grandes prestations internationales, celle du mardi 3 juin sur la scène de l'espace Nahda, où la star irakienne Kadem Saher a impressionné son large public, venu très nombreux apprécier ses superbes ballades romantiques. Et comment ! Puisqu’elles sont composées sur les poésies envoûtantes du maitre-poète syrien Nizar kabbani. Un beau métissage des plus harmonieux. L’Orchestre marocain Salah Cherkaoui, qui a accompagné le grand chanteur irakien, a fait valoir ses compétences et sa virtuosité. Une initiative louable de la part du Festival Mawazine qui se veut un creuset de créativité mais également de rencontres entre les artistes d’ici et d’ailleurs.
Cette collaboration en est la preuve concrète. Elle s’est illustrée à travers une magnifique communion entre l’Orchestre et Kadem Saher qui a interprété ses grands succès devant pas moins de 115.000 personnes, chantant en chœur avec lui. Une soirée des plus réussies de cette édition. Plus loin, le beau site du Chellah a accueilli, lors du voyage initiatique «Le Chant des fleuves», une formation musicale venue tout droit de la Mongolie. Il s’agit du groupe Egschiglen qui a raconté, en chants et en mélodies, les traditions perpétuées tout au long du fleuve Selenga. Tout y est évoqué par la vocale, que ce soit le son du fleuve, les pas ou les galops des chevaux, le bruit du vent, le chant des oiseaux… en plus des poèmes chantant la passion et les relations difficiles, l’amour maternel et autres histoires du vécu quotidien. Tout ceci avec une capacité vocale extraordinaire, propre à cette région de la Steppe. Du jamais vu pour certains. C’est, d’ailleurs, le but de cette création, à travers laquelle on découvre d’autres cultures musicales, aussi lointaines soient-elles.