12 Mars 2014 À 12:25
En 2013, la holding Al Omrane aura engagé les plus importantes mises en chantier pour le logement dédié à la classe moyenne. Quelques conventions (six au total) avaient été signées entre l’Etat et de petits promoteurs. Le privé boudait en effet le dispositif prévu par la loi de Finances 2013. Aujourd’hui, la holding publique a revu ses ambitions à la hausse. Al Omrane est engagé sur un programme pour la production de 3.600 logements sur deux années. Ce programme avait l’objet d’une convention conclue, le 18 décembre 2013, avec le ministère de l’Habitat et de la politique de la ville.
Soit quelques jours avant l’entrée en vigueur de la loi de Finances 2014 qui est donc venue avec un nouveau dispositif pour encourager le logement destiné à cette frange de la population.Ces logements devraient voir le jour dans différentes villes, entre autres à Oujda, El Jadida, Agadir, Beni Mellal et Meknès, en plus des villes nouvelles de Tamesna et Chrafate. «Cette convention s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à doter cette classe sociale importante de la population d’un produit répondant à ses besoins et adapté à ses moyens financiers», souligne Fatima Mossadeq, directrice de la Communication du groupe Al Omrane.
Puisque signée en 2013, la convention a pris comme référence un prix d’acquisition à 6.000 DH/TTC le mètre carré pour une superficie variant entre 80 et 120 mètres carrés. «Ces programmes spécifiques viennent d’être lancés. Le groupe œuvre néanmoins depuis très longtemps pour proposer à ces couches de la population des produits adaptés», insiste la directrice communication de la holding. Dans une précédente déclaration au journal Le Matin, Badr Kanouni, président du directoire d’Al Omrane, avait confié que le groupe avait lancé des projets de logement pour la classe moyenne en 2013 car «déjà présent dans le segment». Selon lui, la classe moyenne se retrouve dans 20% des projets réalisés par Al Omrane, notamment les programmes du groupe qui comprennent des appartements de 60 à 80 m2. Badr Kanouni avait aussi évoqué les villas économiques à 700.000 DH et les logements à 300.000 et 500.000 DH.