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Le Conseil supérieur de l’éducation se penche sur la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation

La deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, qui a démarré hier à Rabat, prendra fin aujourd’hui. Les membres du Conseil sont amenés durant ces deux jours à se pencher sur deux questions d’une grande importance : la première concerne l’examen du rapport analytique sur la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation 2000-2013 et la seconde porte sur la présentation et de l’examen des exposés des ministres de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, ainsi que le ministre des Habous et des affaires islamiques.

Cette rencontre est déterminante pour le «balisage du chemin à suivre pour l’élaboration d’ici la fin de l’année du rapport stratégique tant attendu», selon M. Azziman.

08 Septembre 2014 À 18:54

Compte tenu l’importance de l'ordre du jour, Omar azziman, président du Conseil supérieur de l’éducation, a qualifié cette deuxième session de moment exceptionnel. «Cette rencontre permettra au Conseil d’avancer considérablement dans le balisage du chemin à suivre pour l’élaboration d’ici la fin de l’année du rapport stratégique tant attendu», a affirmé Omar Azziman.

En effet, les travaux de cette deuxième session devraient permettre de fixer les orientations et de prévoir les matériaux nécessaires aux commissions permanentes pour qu’elles puissent apporter, chacune dans son domaine de compétence, leurs contributions au rapport stratégique, qui sera porteur d’une vision à la hauteur des attentes et des ambitions, selon les termes de M. Azziman. Dans les faits, l’examen du rapport analytique sur la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation couvrant la période 2000-2013 s’inscrit dans la droite ligne de la mission du Conseil, à savoir l’évaluation des programmes et des politiques menés dans ce domaine. Dans ce sens, le Conseil est appelé à assurer l’évaluation des réalisations accomplies dans le cadre de la décennie de la Charte nationale d’éducation et de formation. L’examen de ce rapport analytique est d’une importance capitale dans la mesure où il permettra de dresser le bilan de l’application de la Charte, afin «d’identifier et d’analyser tout ce qui, directement ou indirectement, a pu entraver, totalement ou partiellement, la réalisation des réformes portées par la Charte», a indiqué le président du Conseil, tout en précisant que l’identification des carences permettra de mettre le doigt sur les erreurs commises et les dysfonctionnements qui se sont produits ainsi que de suggérer de nouvelles approches et politiques destinées à la relance de la réforme. D’ailleurs, le rapport consacre son dernier chapitre aux pistes de réflexion sur les chemins de la réforme et plus précisément aux acquis, aux déficits et aux défis. Au-delà du bilan de la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation, le Conseil se projette aussi dans l’avenir. Il aborde lors de cette deuxième session la vision du gouvernement des perspectives à court, moyen et long termes du système éducatif national. L’idée d’inscrire ces deux points à l’ordre du jour de la session n’est guère fortuite.

Elle s’explique par le rapport logique entre ces deux questions, qui s’inscrivent respectivement dans une vision rétrospective et prospective. Au fait, la réflexion sur la réforme de l’enseignement et la mise à niveau de l’école, à vocation prospective, repose nécessairement sur une évolution antérieure et un diagnostic de la situation actuelle. Pour Omar Azziman, «ce mouvement d’aller-retour constant entre le passé, le présent et le futur est indispensable à toute projection réfléchie dans l’avenir qui ne peut méconnaitre ni le poids de l’histoire, ni les forces et les faiblesses du présent, ni les ambitions légitimes de la nation et les attentes des citoyens». Pour définir les contours de la réforme, le Conseil compte ne pas s’y atteler seul, mais impliquer le gouvernement dans la réflexion. Pour le Conseil, la contribution du gouvernement dans ce dossier est capitale. Mis à part le fait qu’il soit l’organe chargé de la mise en œuvre de la réforme, l’Exécutif reste le seul détenteur des archives de l’enseignement, des données et des statistiques, explique M. Azziman, en ajoutant que le Conseil et le gouvernement visent la même finalité, à savoir la mise à niveau et la modernisation du système éducatif. Pour formaliser cette coopération, les deux organes devraient signer aujourd’hui une convention de partenariat leur permettant d’aller de l’avant dans ce chantier très attendu et décisif pour le Maroc.


Rencontres régionales

D’ici la fin de l’année, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique aura du pain sur la planche. Au mois d’octobre se tiendront des rencontres régionales, au cours desquelles les membres du Conseil engageront des débats avec les acteurs éducatifs et les intervenants au niveau régional autour des questions afférentes à la mise à niveau et à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. À travers cette démarche participative, le Conseil cherche à enrichir sa réflexion autour de la réforme et impliquer l’ensemble des acteurs dans ce chantier. Outre les rencontres régionales, le Conseil devra s’atteler sur l’élaboration du rapport stratégique. Selon Omar Azzimane, l’élaboration de ce document devra se faire d’ici la fin de l’année.

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