05 Mars 2015 À 20:17
Depuis que le Conseil de gouvernement a adopté, le 5 février, le décret fixant à 12 le nombre des régions, leur dénomination, leur chef-lieu, ainsi que les préfectures et les provinces qui les composent, plusieurs partis politiques ont revu l’organisation de leurs structures pour se mettre à niveau par rapport à cette nouvelle donne. Mais, il faut le dire, les démarches adoptées sont différentes.
Ainsi, pour le Mouvement populaire (MP), le remplacement des 16 anciennes régions par 12 nouvelles (voir www.lematin.ma) n’a aucun effet sur les structures du parti. C’est ce qu’affirme le secrétaire général du parti, Mohand Laenser. «Pour nous, rien n’a changé. Qu’il s’agisse de 16 anciennes régions ou des 12 actuelles, la structure du parti reste la même». Il explique dans ce sens que les régions (sur le plan organisationnel), sont composées de provinces et de préfectures, territoires qui n’ont pas subi de changements. Or, pour les têtes de liste dans les régionales, c’est le bureau central qui va s’en charger. Car ces têtes de liste seront des candidats potentiels pour les conseils régionaux», souligne le chef du Parti Haraki.
La formation qui dirige la majorité, le Parti de la justice et du développement (PJD), a une autre approche par rapport à la nouvelle configuration régionale. Pour le PJD, son responsable des questions électorales, Abdelhak Laarbi, souligne qu’il faut s’adapter à la nouvelle configuration. Car «pour faire face aux élections, nous avons une série de procédures et de canaux à suivre et concernant lesquels les structures et les responsables régionaux et locaux jouent un rôle important. Il était donc nécessaire d’adapter la structure organisationnelle du parti au nouveau découpage», souligne-t-il. À cette fin, le PJD a analysé ce nouveau découpage et s’est rendu compte qu’il y a certaines régions qui ne posent pas de problèmes, étant en adéquation avec le nouveau découpage (le PJD parle de quatre régions ayant ce profil). «Il y a d’autres régions qui nécessitent d’y intégrer une seule province… ce qui n’a pas d’influence sur la carte organisationnelle. Par contre, d’autres régions ont connu une véritable reconfiguration.
C’est le cas des régions de Fès-Meknès, Casablanca ou Rabat. Pour ces régions, nous sommes dans l’obligation de tenir des congrès régionaux extraordinaires (en présence des congressistes participants aux derniers congrès régionaux)», souligne Abdelhak Laarbi. Ces congrès vont se tenir dans les prochains jours pour élire de nouveaux responsables. De son côté, dans l’opposition, le Parti authenticité et modernité (PAM) a procédé à une mise à niveau de ses structures. Cependant, cette opération n’a pas touché les structures organisationnelles du PAM. Selon Ilyas Omari, «pour être prêt et afin de faire face aux prochaines élections, notamment sur le plan des régionales, le parti a procédé à une adaptation au nouveau découpage régional, adaptation qui a concerné les commissions régionales électorales. C'est-à-dire qu’il y avait 16 régions auxquelles correspondaient 16 commissions régionales électorales et 16 chefs de commission.
L’adaptation aux nouvelles donnes a fait qu’il y a, aujourd’hui, 12 commissions électorales», explique-t-il. Dans ce sens, le PAM a préféré programmer au-delà des échéances électorales sa mise à niveau sur le plan organisationnel. Choix pour lequel il a opté pour ne pas déstabiliser l’organisation partisane à la veille des élections, explique Ilyas Omari. Quant à l’autre parti de l’opposition, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), selon son premier secrétaire, Driss Lachgar, il est trop tôt de procéder à une telle adaptation.