Spécial Marche verte

La clinique du droit ouvre ses portes

La Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Rabat-Agdal procèdera vendredi prochain au lancement de la première clinique du droit au Maroc en vue d'assister et d'orienter juridiquement les populations les plus démunies.

Les étudiants encadrés par les professionnels du droit apporteront leur éclairage juridique à ceux qui le souhaitent.

14 Avril 2015 À 16:48

Afin de permettre aux étudiants d'être confrontés aux problèmes juridiques vécus par les citoyens durant leurs cursus universitaires, la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES) de Rabat-Agdal, en partenariat avec la Faculté de droit de Bordeaux et l’Association Ribat Al Fath, lancera ce vendredi la première clinique du droit au Maroc. Il s’agit d’une structure au sein de laquelle les étudiants apporteront information et orientation juridiques aux populations défavorisées. «L’objectif de la clinique du droit est double : pédagogique et social. En effet, la clinique du droit vise, d’une part, à permettre aux étudiants d’aiguiser les acquis cumulés le long de leur cursus universitaire en travaillant sur des cas concrets et, d’autre part, à mettre ces compétences au service de populations défavorisées n’ayant pas accès au droit», explique Ilham Hamdai, responsable Clinique de droit à la FSJES. Et d’ajouter : «D’une manière concrète, les étudiants, encadrés par des professeurs universitaires et des professionnels du droit, tels que les magistrats, les avocats et les notaires, vont recevoir des citoyens en quête de l’information juridique et de l’orientation, vont les écouter, procéder à l’analyse de chaque cas, à sa qualification juridique et pourront enfin renseigner le citoyen et, le cas échéant, l’orienter vers l’administration ou le professionnel apte à prendre en charge son cas».

Durant les séances d’écoute, les étudiants ne seront pas abandonnés à eux même dans cette expérience sans préparation préalable. Une formation en matière de communication est prévue pour les initier aux méthodes d’appréhension de populations telles que celles auxquelles est destinée la clinique du droit, aux techniques d’écoute, au respect de la confidentialité, au cadrage des réunions, etc.

«Sur un plan pratique, un numéro, une adresse électronique et une adresse postale sont mis à la disposition des citoyens désireux de bénéficier des services de la clinique du droit à travers lequel ils pourront prendre rendez-vous. Ensuite, des permanences seront assurées à la Faculté des sciences juridiques économiques et sociales de l’Agdal pendant lesquelles les citoyens demandeurs pourront être reçus par les étudiants. Enfin, lors d’une seconde entrevue, les étudiants vont apporter aux citoyens l’information et/ou l’orientation requises», indique la responsable du projet. Rappelons que ce concept a déjà été expérimenté ailleurs où il a fait ses preuves. En effet, dans les pays anglo-saxons, aux États-Unis notamment, les Law Clinics existent depuis des décennies. 

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