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L'Asie monte en puissance dans l'activité halieutique

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de publier un nouveau rapport sur le secteur halieutique. Intitulé «Examen des pêcheries de l'OCDE», il détaille les tendances de production et de consommation des produits de la mer depuis 1988. La Chine et l'Indonésie gagnent du terrain, représentant à elles seules près d'un quart des captures mondiales.

L’édition 2015 de l’Examen contient une description détaillée de la politique et des activités de la Chine dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture. bPh. AFP

14 Octobre 2015 À 16:25

Depuis 1988, la production halieutique des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a reculé de plus de 39%. Pour cause, la surpêche ayant réduit la capacité de production de la ressource, explique l’Organisation dans un nouveau rapport. Pour la première fois en 2014, l’aquaculture est devenue, parallèlement, la principale source d’approvisionnement des consommateurs en poissons, mollusques et crustacés. Elle est suivie de la pêche avec une croissance supérieure à 7% par an. Cela dit, les économies asiatiques occupent de plus en plus une place prédominante dans la production, la consommation et les échanges de poisson. Une tendance qui s’est accélérée ces dernières années.

Dans son rapport, «Examen des pêcheries de l’OCDE», disponible en version anglaise, l’Organisation présente des statistiques récentes et des informations sur l’évolution de l’action publique et des activités dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture de ses pays membres et des économies partenaires. L’édition 2015 contient également de nouveaux chapitres consacrés à la Chine et à l’Indonésie, deux pays qui représentent à elles seules près d’un quart des captures mondiales. La croissance économique de la Chine se traduit par une augmentation de la consommation de produits halieutiques et aquacoles. «Dans les villes, la consommation par habitant est passée de 10,34 kg en 2000 à 14,62 kg en 2011. Le pays est désormais à la fois le principal producteur de produits de la mer, le premier producteur aquacole et le plus gros exportateur net», précise l’OCDE. L’édition 2015 de l’Examen contient une description détaillée de la politique et des activités de la Chine dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture. «Pour que la pêche renoue avec la croissance dans la zone OCDE, il faut améliorer sa gestion», a indiqué Roger Martini, analyste principal des politiques de la pêche à l’OCDE.

«Les pays ont fait quelques progrès dans ce domaine, mais il reste beaucoup plus à faire pour que tous les stocks soient totalement reconstitués dans les eaux des pays membres. La nouvelle politique commune de la pêche de l’Union européenne met fortement l’accent sur la durabilité et les États-Unis ont montré qu’une action déterminée et fondée sur les données scientifiques pouvait produire des résultats». De tous les produits alimentaires, les poissons, mollusques et crustacés sont les plus échangés avec plus de 37% de la production franchissent une frontière à un stade ou un autre. Les 31 pays et économies étudiés dans l’Examen sont divers, mais ils assurent la presque totalité de la production et des échanges mondiaux de produits halieutiques et aquacoles. 

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