07 Août 2015 À 15:09
Une croissance économique intégrée, qui réduit les disparités sociales et territoriales et qui crée des opportunités d'emploi, doit être placée au cœur des priorités du projet de loi de finances 2016, selon une note d'orientation adressée par le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, aux départements gouvernementaux concernés. Pour réaliser cet objectif, la priorité du gouvernement sera accordée à la mise en œuvre des Hautes orientations royales visant à intensifier les efforts de lutte contre la pauvreté, la précarité et combler le déficit constaté dans les zones reculées et enclavées, notamment dans l'Atlas et le Rif et les zones sahariennes et arides et les oasis, en matière d'infrastructures et de services sociaux fondamentaux, en particulier la santé, l'enseignement, l'électrification et les routes. Le gouvernement veillera à élaborer un plan d'action intégré, basé sur un partenariat entre les différents départements ministériels et les établissements concernés, en vue de garantir les moyens de financement des projets et fixer un programme bien ficelé pour leur réalisation, précise la note publiée sur le site du ministère de l'Economie et des finances. Il s'agit aussi de veiller à garantit une complémentarité entre ces interventions et les programmes de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) afin de lutter contre le déficit social et développer les zones périphériques, les quartiers anarchiques dans les banlieues des villes. L'emploi figure aussi en tête des priorités, comme en témoignent les choix basés sur le soutien à l'industrie et aux autres secteurs stratégiques, tout en assurant les conditions favorables aux grands investissements, le soutien aux PME et l'intégration du secteur non formel, ajoute la note.
Ladite note s'intéresse également à la réforme de l'enseignement qui se veut une «garantie de l'immunisation de l'individu et de la société contre l'ignorance et la pauvreté et les tendances d'extrémisme». Ainsi, le gouvernement œuvrera en collaboration avec l'ensemble des intervenants pour mettre en œuvre cette réforme «cruciale et décisive» à même de réhabiliter l'école marocaine afin de jouer pleinement son rôle éducatif. Les actions visant l'amélioration des prestations de santé et de protection sociale et de mise à niveau des infrastructures et d'équipement médicaux, seront poursuivies tout en accordant un intérêt particulier notamment à la diversification de l'offre en matière de logements dédiée aux couches sociales à moyen et faible revenu, à l'accélération d'exécution des programmes de lutte contre les bidonvilles et de traitement du bâti menaçant ruine. S'agissant de la promotion de la condition de la femme, le document met l'accent sur l'intensification des programmes et projets visant à améliorer les conditions des femmes et la promotion de leur situation et leur intégration dans le processus de développement du Royaume. Outre les mesures visant le soutien des femmes divorcées et des veuves en situation précaire et l'accompagnement des femmes en milieu rural des quartiers défavorisés à travers les activités génératrices de revenu, les actions viseront aussi à continuer à œuvrer en faveur de l'accès équitable aux postes de prise de décision administrative, politique et économique et de la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la prise en charge des femmes victimes de violence. Par ailleurs, il sera procédé à la mise en œuvre de la politique gouvernementale intégrée en matière de protection de l'enfance, par le renforcement du cadre juridique de protection des enfants et des mesures visant à améliorer les conditions de vie des enfants en situation précaire et les intégrer dans le système de l'éducation et de l'enseignement. La note qui s'intéresse aussi à la gestion des affaires des Marocains du monde, souligne qu'il sera procédé à la mise en œuvre des hautes orientations royales en la matière visant à mettre un terme aux dysfonctionnements que connaissent certains consulats, à travers notamment l'amélioration de la communication et de l'accueil de la communauté marocaine, la simplification et modernisation des procédures, l'amélioration des services qui leurs sont destinés et la diversification des programmes d'enseignement des langues et de la culture marocaine.