Spécial Elections 2007

Le Raja cale face à Sétif

Le Raja de Casablanca n’a pu faire mieux qu’un nul (2-2) devant le club algérien du Wifak Sétif à l’Ensemble sportif Mohammed V de Casablanca. Les buts marocains sont à mettre à l’actif de Yassine Salhi (50e) et Adil Karouchy (74e) ; ceux des Algériens ont été inscrits par Mohamed Benyettou aux 45e et 66e minutes.

Yacine Salhi a eu énormément de difficulté à se défaire du marquage des joueurs algériens. Ph. Seddik

20 Avril 2015 À 18:37

Le Raja a frôlé la défaite à Casablanca devant une formation du Wifak Sétif mieux organisée et plus efficace en première mi-temps. Devant un stade archicomble, tout acquis à la cause des Verts, le Raja Casablanca a dû souquer ferme pour revenir dans un match où il a été longtemps près de la défaite. Les hommes de Jose Romao, menés par deux fois au score, ont dû puiser à fond dans leurs réserves d'énergie pour revenir à hauteur d’un adversaire qui a joué un football simple, mais réaliste.Pressés haut, Salhi, Ossaguona et consorts n’ont jamais pu se défaire de l’étreinte qui leur a été imposée par Khaïr Eddine Madaoui, coach du Wifak Sétif. Et dire que Romao assistait à cette situation, impuissant. Trois attaquants, en l’occurrence Belameiri, Benyettou et Dahar sont arrivés à tenir en respect toute la défense rajaouie et partant l’empêcher d’amorcer des attaques.

Le coach lusitanien aurait pu enjamber ce premier obstacle via des passes longues. Eh bien non, il a maintenu, contre vents et marées, sa décision de passer par le milieu en usant et abusant des passes courtes. Le milieu algérien, très agressif, ne se faisait pas prier pour démolir tout ce que son homologue marocain construisait. Ce fut, donc, un premier acte de calvaire pour le Raja Casablanca qui n’arrivait pas à résoudre l’équation du champion sortant de la Ligue des champions. Romao, qui a déclenché l’ire des supporters, a montré, selon les observateurs sportifs, toute sa suffisance. Ses changements (en sortant Mabide en grande forme et en gardant Akkal qui errait comme une âme en peine), puis le maintien de Chagou, maillon faible de la défense du Raja, fautif sur les deux buts encaissés, sont autant d’erreurs qui ont engendré le premier but du Wifak Sétif, marqué juste avant le repos par Mohamed Benyettou.

De retour des vestiaires, le Raja Casablanca a montré un nouveau visage. Les joueurs, piqués dans leur amour-propre, allaient réagir et acculer «l’Entente Sétif» dans ses derniers retranchements. Dès la 46e minute, Salhi obtient un coup franc et se fait justice lui-même en trompant le gardien de Sétif dans un angle fermé. Alors que tout s’annonçait sous les meilleurs auspices, Mohamed Benyettou, profite d’une grosse erreur de Salhi (voulant faire un petit pont) et trucide le Raja, une seconde fois, sous les yeux de Chagou, qui l’a laissé faire. Loin de baisser les bras, le Raja Casablanca continue ses coups de bélier sur les remparts du Wifak jusqu’à la 71e où l’arbitre ghanéen, Josef Ordatey Lamptey, accorde un penalty aux Verts, imparablement transformé par Karouchy. Les 50.000 spectateurs ont quitté le stade avec de la déception, mais également une question : le Raja pourra-t-il ramener un résultat probant d’Algérie ? Réponse le 1er ou 2 mai au stade Tchakir où aura lieu le second round. 


Déclarations

Jose Romao, coach du Raja

«Nos chances restent intactes»

«Nous avons manqué beaucoup d’occasions. Wifak Sétif a profité des erreurs de notre défense. Heureusement, mes joueurs n’ont jamais baissé les bras et ont cru à leur chance jusqu’au bout. Je connais Wifak Sétif très bien pour l’avoir rencontré en finale de la Ligue des champions arabes, lorsque j’entrainais le Koweït Al Koweiti. Je sais que c’est une grande équipe. Je sais également que le second round qui nous attend à Sétif est un moment difficile pour nous comme pour nos adversaires. Nos chances restent intactes et nous donnent espoir au retour.»

Khaïreddine Madaoui, coach du Wifak

«Rien n'est encore joué»

«Ce fut un grand match contre une grande équipe du Raja. Rien n’est encore joué, car ce 2-2 est un match piège. L’arbitre ghanéen nous a massacrés. Avec un arbitre comme lui, je pourrais gagner par 5 ou 6 buts. Nous avions mieux joué en première mi-temps. Le RCA est une grande équipe qui n’a pas besoin d’arbitre pour la pousser. En seconde mi-temps, je reconnais que nous avons été dominés. 6 ou 7 joueurs ont manqué. J’espère les récupérer au retour… ou du moins 3 ou 4 d’entre eux, dont Zyaya.»

Copyright Groupe le Matin © 2026