23 Mars 2015 À 17:42
Initiée par la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales relevant de l’Université Cadi Ayyad de la Cité ocre (UCAM), et le Groupe de recherche en management et ingénierie de développement (GREMID), les journées scientifiques du FEM avaient pour but de sensibiliser à l’importance empirique et théorique de l’économie verte. Le constat qui s’est dégagé des différentes interventions est que l’économie verte constitue un levier de croissance considérable de par son rôle de premier plan dans la réalisation du développement durable et de l’essor économique.
«Le développement de l’économie verte passe nécessairement par le recours à la contrainte environnementale en tant que levier de développement socio-économique», ont précisé les participants qui ont mis l’accent sur la nécessité pour les entreprises nationales d’intégrer désormais le concept de l’économie verte dans leur business plan. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), «L’économie verte ne consiste pas à étouffer la croissance et la prospérité, mais à se reconnecter à la véritable richesse et à réinvestir dans le capital naturel au lieu de l’exploiter». Investir 2% du PIB mondial dans 10 secteurs clés de l’économie verte permettrait de réduire les émissions de carbone et la pauvreté dans le monde sans altérer la croissance économique.Les projections du PNUE font aussi ressortir un taux de croissance économique mondial d’environ 2,5% entre 2030 et 2050 dans le cas d’une économie verte, contre 1,5 à 2% en cas de statu quo. Les conférenciers ont, d’autre part, mis en évidence les abondantes ressources d’énergies renouvelables dont regorge le Maroc et qui font du Royaume l’un des pays les plus avancés en matière de stratégies énergétiques.
Le débat durant ces deux journées a porté sur des sujets aussi divers que «L’évolution des cadres théoriques et institutionnels de l’économie verte», «L’industrie verte et éco-industrie», «Énergies renouvelables, transition et efficacité énergétique», «Innovation, développement et diffusion des technologies vertes», «Pratiques environnementales et gestion durable», «Pratiques entrepreunariales liées à l’économie verte» et «Agriculture biologique, gestion des forêts et économie de la biodiversité».