30 Avril 2015 À 17:56
«Cette exposition temporaire, dédiée à la créativité plastique féminine, rentre dans le cadre de la stratégie de notre institution qui se veut une plateforme de dialogue et d’échange plastique et un miroir de nos artistes, toutes tendances confondues. La célébration de ces femmes est un hommage à leurs œuvres et leurs honorables participations à des manifestations aussi bien nationales qu’internationales», souligne le directeur du Musée Bank Al-Maghrib, Abderrahim Chaâbane. De son côté, le critique d’art et commissaire de l’exposition, Farid Zahi, a salué cette initiative qui, selon lui, verse dans la continuité du travail déjà amorcé par cette prestigieuse institution, mettant en relief la richesse de sa collection, dont il nous fait découvrir une partie à travers les créations de ces femmes. «Naturellement, c’est une collection non exhaustive. Cette exposition rentre dans le cadre des prestations temporaires qui répondent à un laps de temps où on se retrouve dans la programmation. On aurait pu avoir une grande exposition, préparée à l’avance, avec un grand budget.
Mais ce n’est pas notre but. Nous voulions collaborer à l’élaboration d’une vision plus claire, plus illuminée, plus démocratique pour dire que la femme existe dans l’art et la culture. D’autant plus que cela contribue à la visibilité de la collection, car les gens ne savent pas ce que possède le Musée comme richesse picturale. C’est là où nous découvrons une Meriem Meziane qui, déjà en 1948, était partie en Espagne pour suivre des études en arts plastiques. C’était la première femme qui a ouvert le chemin à tant d’autres. C’est pour dire que la parole et les revendications de la femme ne datent pas d’aujourd’hui», précise Farid Zahi, qui n’a pas manqué d’ajouter que cette modeste collection est en voie de développement et d’amélioration.
«Il s’agit, dans cette exposition, d’une célébration de la création plurielle au féminin, en un moment historique où la femme marocaine est toujours en quête d’équité, de présence active et de visibilité sociale et culturelle», renchérit Farid Zahi. Le but, aussi est que ce Musée devienne une institution citoyenne qui partage avec le grand public ce qu’elle possède comme trésors plastiques. D’ailleurs, comme à chacune de ses prestations, le Musée prévoit des ateliers pour plusieurs établissements scolaires, afin d’initier les jeunes à la culture des arts plastiques.