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Première rencontre depuis 1958

Les Présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro se sont retrouvés vendredi au Panama pour un sommet continental historique voué à sceller le rapprochement entre les États-Unis et Cuba après 53 ans d'antagonisme absolu.

Ces entretiens, les premiers entre responsables, ont permis de faire des «progrès» en vue du rapprochement entre les deux pays.

10 Avril 2015 À 16:01

La rencontre entre Barack Obama et Raul Castro a été précédée dans la nuit de jeudi à vendredi par une rencontre qui fera déjà date entre le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue cubain Bruno Rodriguez. Ces entretiens, les premiers entre responsables de ce niveau depuis 1958, ont permis de faire des «progrès» en vue du rapprochement entre les deux pays, a rapporté le Département d'État sans fournir plus de détails. Ce sommet des Amériques, qui réunit pendant deux jours une trentaine de chefs d'État, enregistre la présence inédite de Cuba, longtemps écarté des grandes messes continentales par les États-Unis et l'Organisation des États américains (OEA). Si aucune rencontre formelle n'a été annoncée, ces échanges inédits vont venir couronner le rapprochement surprise annoncé en décembre dernier au terme de 18 mois de tractations menées dans le plus grand secret. L'annonce du dégel entre les ennemis de la guerre froide fera date et ouvre la voie à de longues et âpres négociations pour résoudre de nombreux points de contentieux hérités de plus d'un demi-siècle d'affrontements.

Le long chemin de la normalisation

Ben Cardin, démocrate le plus haut placé de la commission des Affaires étrangères du Sénat, a fait état du dépôt d'une «recommandation du département d'État de retirer Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme». «J'espère que cette annonce lèvera les obstacles au rétablissement des relations diplomatiques», a souligné le sénateur. Le retrait de Cuba de cette liste est la principale condition posée par La Havane à la réouverture d'ambassades dans les deux pays, même si M. Obama a prévenu que cela «prendrait du temps». Cette liste est «juste un début» sur le chemin de la normalisation, a relevé pour l'AFP Mark Weisbrot, directeur Centre de recherche économique et politique basé à Washington. Car Raul Castro a prévenu fin janvier que la normalisation «ne sera pas possible» tant que sera maintenu l'embargo en vigueur depuis 1962 contre l'île communiste, qui demande inlassablement sa levée. 

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