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Annulation du concert de Hindi Zahra et Oumou Sangaré

La pluie a fait des siennes à Fès. Des averses se sont abattues sur la ville toute la soirée de dimanche au grand dam des festivaliers qui désiraient assister au concert réunissant l’artiste maroco-française Hindi Zahra et la Malienne Oumou Sangaré à l’occasion de la 22e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde qui se déroule actuellement.

09 Mai 2016 À 17:14

Arrivés aux portes de Bab Al Makina, les festivaliers et fans des deux grandes chanteuses ont découvert que les portes étaient fermées. «Nous regrettons d'annoncer l'annulation du concert de ce soir à Bab Al Makina. Le concert ne sera pas reporté», ont annoncé les organisateurs aux journalistes. Dans un point de presse organisé plutôt dans la journée, Hindi Zahra a exprimé sa joie de participer à ce festival. «Je connais le festival depuis longtemps, mais je ne pensais pas qu’il était créé pour le genre de musique qu’on joue. Mais finalement, je trouve intéressant que le festival soit ouvert à tous les genres de musiques, même si elles ne sont pas forcément mystiques ou sacrées», déclare-t-elle.

Celle qui veut, à travers son art, créer des ponts entre les différentes musiques a un penchant particulier pour le jazz. «J’ai grandi au Maroc dans une maison où plusieurs générations se côtoyaient. J’ai eu la chance d’avoir des oncles et des tantes musiciennes, une mère chanteuse et chacun d’entre eux m’a influencée avec un style particulier. Mes grands-parents écoutaient exclusivement des chansons berbères, ma mère écoutait de la musique anglaise et indienne, alors que mes oncles m’ont influencé avec la musique traditionnelle marocaine, gnaoua et tout ce qui est rock and roll et blues», se souvient-elle. Et d’ajouter : «Pour ma part, je me suis beaucoup intéressée au jazz et je trouve que c’est la musique du métissage. C’est pour moi une révélation de ce que peut être le mélange de la musique occidentale avec la musique afro-américaine. Et c’est aussi le premier grand mouvement musical qui s’est intéressé aux autres cultures».

La jeune amazighe désormais consacrée pop star, mais également peintre, auteure et compositrice, a confié qu’elle aimait s’isoler et garder le silence pendant de longues périodes, une manière bien à elle de trouver l’inspiration. «L’inspiration me vient des gens, de ma vie, de la mer, de la montagne… mais aussi du silence. J’aime bien m’isoler des fois», précise-t-elle. Hindi Zahra devait, en principe, partager la scène de Bab Al Makina avec Oumou Sangaré, la star militante du Mali, considérée comme une ambassadrice du Wassoulou, la région dont elle est originaire. Avec sa musique inspirée des musiques et des danses traditionnelles de la région, elle défend la cause des femmes à travers le monde et écrit et compose ses chansons en s’appuyant sur une forte critique sociale. «Je suis fan de Oumou. C’est une chanteuse, femme et militante que j’admire. C’est l’une de mes références musicales», avoue Zahra. Cette dernière avait annoncé, lors du point de presse, «préparer une surprise pour le public» et a tenté de garder le secret, avant d’avouer qu’elle préparait un duo avec Oumou Sangaré. Un duo que le public n’a pas pu admirer, vu qu’une pluie interminable s’est invitée toute la soirée. 

Questions à Nadia Kounda, comédienne 

«Je pense que cette année est la mienne !»

Lors de la deuxième journée du Festival des musiques sacrées, l'actrice marocaine Nadia Kounda a interprété le rôle de Shéhérazade.

Comment se sent-on au lendemain du spectacle ?Je me sens un peu dans les vapes. Je suis en train de réaliser petit à petit ce qui s’est passé hier. J’ai des sentiments mitigés, d’une part, je me sens libérée après une semaine de travail et de stress et, d’autre part, j’ai un nœud au cœur parce que c’est déjà terminé. Ce que je retiens par contre, c’est que monter sur scène est beaucoup plus fort que ce que j’avais imaginé et je repars avec une expérience très riche en émotion.

Était-ce votre première expérience sur scène ?C’était ma première expérience sur scène et je sens que j'ai été assez courageuse d'avoir sauté le pas. En plus, quand j’y repense, je me rends compte que j’ai tenté l’expérience avec une équipe de musiciens : des chanteurs, des danseurs… un directeur artistique avec lequel je collabore pour la première fois et surtout devant un public venu d’horizons divers et des personnalités de haut niveau. Donc pour une première fois, je me sens assez chanceuse et fière d’avoir participé à cette 22e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde et ravie d’avoir travaillé avec une équipe zen et très soudée.

Quels sont vos projets ?En décembre dernier, j’ai joué Malika, le premier rôle dans le dernier film de Faouzi Bensaïdi «Vigile», avec lequel j’ai toujours voulu travailler. C’est un film d’auteur, qui traite de la réalité de la relation amoureuse dans notre société et des disparités sociales, et normalement la sortie du film est prévue pour cette année. Je pense que cette année est la mienne, car j’ai travaillé sur deux projets différents et qui sont un challenge pour moi. Je les ai accueillis à bras grands ouverts, car au fond de moi je les attendais depuis longtemps !

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