06 Septembre 2016 À 18:27
Un réseau, en cours de création, composé d’une soixantaine d’ONG de la jeunesse, prépare un cahier revendicatif à remettre aux formations politiques pour l’intégrer dans leurs programmes électoraux. L’idée a été lancée au cours des travaux de la première université d’été organisé par l’Institut Prometheus pour la démocratie et les droits humains, la semaine dernière. Cette idée est d’ailleurs un élément fédérateur pour la création d’un réseau pour l’application des politiques publiques de la jeunesse, qui regroupe l’ensemble des associations de jeunes (plus de 60 associations) qui soutiennent cette idée, nous annonce Yassin Bazzaz, le coordonnateur général de l’Institut Prometheus. Ce réseau en cours de création entend militer pour l’élaboration d’une politique intégrée de la jeunesse.
En effet, selon lui, ce réseau aura pour premier objectif de jeter les ponts entre les actions de l’institution législative, les décideurs politiques et la société civile. «Car ce serait une perte de temps et d’efforts si l’on continuait à travailler chacun de son côté puisque, jusqu’à présent, chaque partie travaille isolée dans son îlot», souligne-t-il.
C’est dans la perspective de cet objectif que l’Institut Prometheus a organisé, la semaine dernière, l’université d’été sur le thème : «Les jeunes et la participation politique au Maroc». Les conclusions de ce débat ainsi que celles des ateliers qui ont eu lieu au cours de deux jours de débat sont en cours de rédaction pour être réunies dans un cahier revendicatif. Ce document sera remis aux formations politiques pour qu'il soit intégré dans leurs programmes politiques, nous explique le coordonnateur général de l’Institut Prometheus.
L’Institut, appuyé par les ONG de jeunesse, va demander aux chefs des formations politiques de le signer. Une mesure alternative pour susciter leur engagement dans le cas où ces formations politiques auraient déjà bouclé leur programme politique.
Par ailleurs, ce document sera également remis à la prochaine coalition gouvernementale, qui sortira des urnes le 7 octobre, pour qu'elle l'intègre à son programme. Pour l’institut, le fait que des stratégies et des politiques publiques de la jeunesse soient intégrées dans des programmes va faciliter l'évaluation ultérieure de l'action et permettra d’avoir une idée précise de leur taux de réalisation.
Autre élément fédérateur de nature à faciliter la mise sur pied d’un réseau pour l’application des politiques publiques de la jeunesse : l’action pour l’élaboration d’un rapport commun. En effet, l’Institut est une soixantaine d’associations de jeunes se penchent sur l’élaboration d’un rapport alternatif sur la mise en œuvre des recommandations de l’examen périodique universel. Ce rapport devra être présenté en janvier 2017 à Genève devant le Conseil des droits de l’Homme.