Spécial Marche verte

La biologie médicale face au défi des nouvelles technologies

Les biologistes marocains et africains se réunissent jusqu'au 9 avril à Marrakech. Parmi les sujets traités : la formation professionnelle, la réforme du secteur et la coopération africaine.

La formation professionnelle continue demeure une condition indispensable pour rester en phase avec les nouvelles évolutions techniques.

07 Avril 2016 À 17:30

L'Association marocaine de biologie médicale (AMBM) organise jusqu'au samedi 9 avril son sixième Congrès de biologie praticienne à Marrakech et célèbre également le 12e anniversaire de sa création. «La biologie occupe actuellement un rôle central dans la prise en charge des maladies, puisque les deux tiers des diagnostics se font ou sont validés par des analyses de biologie médicale. Ce chiffre ne cesse d’ailleurs d’augmenter chaque année grâce aux innovations technologiques que connaît cette discipline», annoncent les organisateurs.Le congrès doit ainsi traiter le volet de la formation professionnelle continue qui demeure «une condition indispensable pour rester en phase avec les nouvelles évolutions techniques, assurant ainsi aux patients une meilleure prise en charge thérapeutique», selon l’AMBM. C’est d’ailleurs le défi que se lancent les journées scientifiques de l’association lors du Congrès. «Ces innovations ont été particulièrement mises au service des maladies infectieuses bactériennes et virales, un des grands thèmes de cette rencontre», poursuit la même source.

Par ailleurs, la vulgarisation des nouvelles techniques de biologie moléculaire, et notamment d’amplification des germes par la technique dite de réaction en chaîne par polymérase (PCR), a révolutionné leur diagnostic. Ces nouvelles méthodes présentent l’avantage d’un diagnostic très sensible et une réponse rapide au clinicien sur la question de la présence ou non du germe suspecté. Elles détrônent actuellement les habitudes traditionnelles du diagnostic microbiologique par les méthodes conventionnelles comme les examens au microscope ou la culture bactérienne. Ces procédés performants demeurent toutefois assez coûteux et limités à la recherche du seul pathogène pressenti. Elles posent parfois aussi une réelle difficulté d’interprétation clinique du résultat.C’est là d’ailleurs tout l’intérêt du dialogue clinico-biologique promu lors de cette manifestation.

Il est, par ailleurs, important de préciser que ces techniques d’amplification sont également à la base de cette nouvelle médecine personnalisée qui a profondément changé ces dernières années la prise en charge thérapeutique de pathologies graves comme le cancer. Seront également débattues trois autres thématiques qui se trouvent au cœur des préoccupations professionnelles actuelles, à savoir les maladies du sang de l’enfant et de l’adulte, les maladies auto-immunes et les pathologies de la thyroïde. Leurs aspects tant cliniques que biologiques seront passés en revue afin d’améliorer la bonne compréhension réciproque des exigences et des contraintes des praticiens du diagnostic comme des biologistes. 

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