13 Mars 2016 À 13:42
C’est fait. Le comité directeur du Crédit populaire du Maroc (CPM) et le conseil d’administration de la Banque Centrale populaire (BCP), réunis le 9 mars, ont validé l’opération de fusion-absorption de la Banque populaire d’El Jadida-Safi par la BCP. La fusion sera approuvée par l’assemblée générale extraordinaire de la BCP programmée pour le 23 juin prochain. Une fois votée, elle sera effective au 24 juin avec effet rétroactif au 1er janvier dernier. Selon le management de la BCP, cette opération s’inscrit dans le projet de reconfiguration de la structure du CPM en fonction de la nouvelle architecture des régions. «La fusion sera soumise au régime de la fusion-renonciation dès lors que la BCP est détentrice au moment de cette fusion de la totalité des parts sociales composant le capital social de la Banque populaire d’El Jadida-Safi et qu’elle s’engage à les conserver jusqu’à la date de réalisation définitive de la fusion. De ce fait, le capital de la BCP ne sera pas augmenté suite à cette opération», expliquent les managers de la BCP.
Le groupe bancaire affirme avoir réalisé en 2015 de bonnes performances commerciales et financières dans un environnement économique jugé «peu porteur» pour l’activité de crédit. En effet, le produit net bancaire du groupe affiche une progression de 4% à 15,3 milliards de dirhams. Une performance qui illustre, selon le management de BCP, la capacité du business model Banque populaire à créer de la valeur ajoutée aussi bien sur le plan national qu’international. «Cette amélioration est tirée par une contribution vigoureuse de toutes les filiales du groupe notamment celles opérant en Afrique subsaharienne. En effet, notre filiale ABI a vu sa contribution dans la valeur ajoutée du groupe s’accroître à 14,4% contre 14,1% un an auparavant», explique le management de BCP. La banque a engrangé un résultat net part du groupe (RNPG) de 2,5 milliards de dirhams, en hausse de 14,4%. Une performance soutenue par les réformes institutionnelles du groupe, précisent les services de Mohamed Benchaâboun. Quant au résultat net consolidé, il s’est maintenu à plus de 3 milliards de dirhams, en dépit de l’effort de provisionnement suite à l’augmentation des risques à l’échelle du secteur bancaire. Selon le groupe, sur une base sociale, le résultat net de la BCP affiche une amélioration de 6,1% à 1,8 milliard de dirhams.
Par ailleurs, l’encours de dépôts de la clientèle a atteint 250,3 milliards de dirhams à fin 2015, en progression de 20,5 milliards par rapport à 2014. «Cela témoigne de la forte capacité du groupe à mobiliser de l’épargne, tirant profit de la densité de son réseau de distribution tant au Maroc qu’à l’étranger et de son image de marque», précise le management de BCP. Notons que la contribution de la banque en Afrique subsaharienne dans l’encours des dépôts se situe à 10,2% contre 9,5% une année plus tôt. Sur le marché national, le groupe affirme consolider son statut de premier collecteur de dépôts améliorant du coup son positionnement de 15 points de base avec une part de marché de 26,7%. Cette dynamique de collecte aura permis au groupe de recruter 420.000 nouveaux clients en 2015 portant son portefeuille à près de 5,2 millions de relations.