18 Mai 2016 À 17:45
Le Syndicat des artistes-peintres marocains se dote d’un nouveau bureau composé de sept membres. Il s’agit des artistes peintres Abdellatif Zine, président du syndicat, Ahmed Bouidi, vice-président, Bahija Faraoussi, trésorière, Mohamed El Assil, vice-trésorier, Abderrahmane Hannaoui, secrétaire général, Assia Djellab, vice-secrétaire général, et Abdelmajid Zouïtina, conseiller. C’est ce que vient d’annoncer le Syndicat des artistes plasticiens marocains dans un communiqué de presse relatif à sa dernière assemblée générale.Les membres du syndicat ont élu à l’unanimité Abdellatif Zine pour un nouveau mandat de présidence. Mais ce dernier a refusé, compte tenu de ses divers engagements au Maroc et à l’étranger, et a choisi de passer le flambeau à l’actuel vice-président du syndicat Ahmed Bouidi.
«J’ai décidé de me retirer du syndicat après toutes ces années où l’on a réalisé des avancées considérables en matière des droits des artistes, des éthiques de la pratique picturale au Maroc et de rayonnement des arts plastiques au Maroc. En témoignent les acquis cumulés depuis les années 90 où nous avons ouvert une série de débats sur les questions les plus importantes dans notre secteur : la loi qui régit le secteur et la carte professionnelle… Nous avons organisé plusieurs manifestations, dont “Fadae Ennass”, le Salon national de l’art contemporain, des workshops, des ateliers, des conférences et des journées d’étude, dont la dernière en date, celle de septembre 2013 à Mohammedia, autour du marché de l’art au Maroc. Aujourd’hui, je m’engage à former Ahmed Bouidi pendant un an et à le mettre en contact avec les décideurs et les différents intervenants dans le domaine de l’art et de la culture pour consolider tous ses acquis. Je pense qu’il est le mieux placé parmi les membres du nouveau bureau pour me remplacer à la tête du Syndic at», indique Abdellatif Zine, contacté par «Le Matin».
Cette décision s’explique également par l’indignation de l’actuel président du syndicat de l’état des arts plastiques et la place qu’occupe la culture aujourd’hui au Maroc. «Nous avons parcouru un long chemin, plusieurs étapes et nous avons marqué notre présence depuis la fondation de notre syndicat. J’ai longtemps plaidé pour la mise en valeur de la culture et des arts au Maroc. Mais en vain. C’est un secret de Polichinelle, la culture demeure un éternel corps malade, notamment les arts plastiques. Cette activité centrale dans la vie artistique plonge dans une crise qui affecte sa vitalité. C’est dire que ce domaine est le terrain de confusions, de malentendus, de particularismes, d'aberrations, de désordres, de paradoxes, de contradictions, de ressources restreintes et d'un amateurisme quasi structurel. Les critiques à l'encontre de l’art au Maroc s'intensifient, parfois véhémentes, et témoignent que la situation demeure peu propice au changement. Cependant, le rêve d’un nouveau cycle de vie pour les arts et la culture est toujours de mise», poursuit-il.
Lors de cette assemblée générale, les rapports moral et financier ont été présentés et votés par l’ensemble des membres du Syndicat. Par ailleurs, l’assemblée générale du syndicat a été suivie le jour même par celle de l’Association nationale des arts plastiques où le nouveau bureau a été également présenté. Il s’agit de Abdellatif Zine, président, Saïd Qodaïd, premier vice-président, Ahmed Zabita, deuxième vice-président, Abdelmajid Zouïtina, troisième vice-président, Mohamed Amzil, secrétaire général, Assia Djellab, vice-secrétaire générale, Bahija Faraoussi, trésorière, Mustapha El Warrak, vice-trésorier, Fouzia Guessous, Youssef Belmehdi, Mohamed El Hajji, conseillers.