25 Août 2016 À 16:35
Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes multiplient par trois la mortalité accélérée des abeilles et des bourdons, selon une étude parue à la mi-aout 2016 dans la revue «Nature Communications» réalisée par sept chercheurs du centre pour l’écologie et l’hydrologie de Wallingford et de Fera Science Limited, un centre de recherche semi-privé sur l’environnement et l’alimentation sis à York (nord de l’Angleterre). En plus de ce fléau, cet insecte pollinisateur souffre des conséquences des changements climatiques. Certaines espèces ne parviennent pas à adapter leur parcours de migration pour fuir des climats qui ne leur conviennent plus. De précédentes études scientifiques ont montré notamment que celles-ci perdent leur sens de l’orientation, ou que les bourdons donnent naissance à 80% de femelles en moins. La douceur hivernale a eu pour conséquence le dérèglement du cycle végétatif de certaines plantes, qu'elles soient spontanées ou cultivées, qui fleurissent avant le printemps.
Or, les fleurs ne peuvent donner des fruits qu'après pollinisation, phénomène dans lequel le rôle des abeilles est primordial. En 2008, une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France) et de l’Institut national de la recherche agronomique estimait la valeur de l'activité de pollinisation des insectes, majoritairement des abeilles, à 153 milliards d'euros.