29 Janvier 2016 À 18:57
M’hamed Fakhir n’a pas fait long feu à la tête de l’équipe nationale A’. L’ancien entraîneur du Raja a payé les très mauvais résultats de l’équipe nationale A’ au CHAN (seulement troisième du groupe A), et ce malgré les moyens colossaux mis à sa disposition. Au lieu d’assumer son échec cuisant, il a fait endosser la responsabilité de son échec à la FRMF qui ne lui aurait pas programmé de matchs amicaux pour préparer cette compétition. Des propos balayés par un revers de la main par Nourredine Bouchehati, président de la commission des équipes nationales, qui a précisé au «Matin» que Fakhir avait refusé de disputer les matchs amicaux par crainte de blessures dans les rangs de son équipe (voir notre édition du lundi 25 janvier). Le scénario de la démission était connu d’avance. Il faut dire que les termes du contrat qui liait Fakhir et la FRMF étaient clairs : «qualifier le Onze national en quart de finale du CHAN». Un objectif que l’ancien entraîneur n’a pas réussi à atteindre. La logique était la séparation. Mais ce qui est étonnant, c’est la vitesse à laquelle la FRMF a accepté cette démission. Une réactivité qui n’était pas dans la culture de l’instance fédérale qui a souvent tendance à laisser traîner les dossiers. Les litiges entre joueurs et les clubs en sont le parfait exemple.
En procédant ainsi la FRMF a voulu tourner vite la page, en faisant de M’hamed Fakhir le seul responsable. La démission de Fakhir a rendu pratiquement impossible toute confrontation entre les deux parties pour déterminer le degré de responsabilité de chacun. Certes, l’entraîneur endosse une grosse part de la responsabilité, mais il n’est pas le seul. Le président de la FRMF qui a placé sa confiance dans Fakhir est aussi responsable. Le président de la commission des équipes nationales, Nourredine Bouchehati, qui n’a pas su recadrer Fakhir à temps, a également une part de responsabilité. Les joueurs, inexistants pendant les deux premiers matchs, étaient aussi fautifs. À défaut de pouvoir établir la responsabilité de chacun, on va se contenter de la démission de Fakhir. Circulez, il n’y a rien à voir. Rendez-vous lors du prochain fiasco.