29 Février 2016 À 17:18
Le seizième Congrès national de médecine d’urgence et de catastrophe (Urgences 2016) s’est déroulé, du 25 au 27 février à Marrakech, avec la participation de plus de 1.500 acteurs de la médecine d’urgence tant nationaux qu’étrangers, dont des médecins, des infirmiers, des techniciens-ambulanciers, des pompiers, des kinésithérapeutes, des assistantes sociales et des gestionnaires de structures hospitalières. Placé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI et initié par la Société marocaine de médecine d’urgence et de catastrophe, ce rendez-vous incontournable des professionnels de l’urgence a eu lieu simultanément avec le onzième Congrès franco-marocain et le sixième Congrès maghrébin des urgences.
Cette grand-messe scientifique a été l’occasion pour les urgentistes de mettre à jour leurs connaissances en matière de prise en charge des urgences médico-chirurgicales et traumatologiques, ainsi que dans le domaine de la gestion des situations d’exception.
Le plan national des urgences médicales, lancé en mars 2013 par S.M. le Roi Mohammed VI, comporte «des actions hautes en couleur» tendant à améliorer la gestion des urgences médicales, a souligné le ministre de la Santé, Hossein El Ouardi, lors de l’ouverture officielle de cette rencontre.
Lesdites actions ont porté, entre autres, sur la mise en place du transport sanitaire héliporté médicalisé (HéliSMUR) et du dispositif SAMU/SMUR qui joue un rôle pivot dans l’organisation et la régulation de la prise en charge des urgences médicales pré-hospitalières et hospitalières, ainsi que la restructuration des services d’urgences qui accueillent cinq millions de personnes chaque année, a-t-il précisé.
Dans la même foulée, a-t-il ajouté, il a été procédé à la mise en place des urgences médicales de proximité hébergées par des centres de santé, à l’acquisition d’un hôpital mobile offrant une gamme de prestations de soins et de services hospitaliers de proximité et à la mise en service d’un numéro national unique et gratuit des appels médicaux d’urgence. Tout en mettant en évidence les progrès sensibles accomplis en matière de santé, le ministre a appelé à la conjugaison des efforts pour hisser davantage le niveau des urgences médicales qui constituent «l’un des socles de la politique nationale de santé».
Pour le président du congrès, Mohamed Mouhaoui, cette rencontre, désormais événement incontournable dans le paysage des congrès médicaux au Maroc, s’intéresse aussi bien à la formation initiale que continue de l’ensemble des acteurs de la médecine d’urgence. Et de faire remarquer qu’«Urgences 2016» a été accrédité par le Collège français de médecine d’urgence, ce qui confirme, a-t-il dit, la place et l’apport de ce congrès en matière de formation continue.
Abondant dans le même sens, le président de la Société française de médecine d’urgence, le Pr Pierre-Yves Gueugniaud a indiqué que la formation des médecins a été particulièrement développée lors de ce congrès avec la proposition pour la première fois de choses innovantes, dont la simulation, des quiz et du e-learning. Il s’est également félicité de la collaboration exemplaire entre sa société savante et son homologue marocaine.Outre les urgentistes nationaux, ont pris part à ce congrès des acteurs de la médecine d’urgence en provenance de France, de Tunisie, de Belgique, d’Algérie, de Monaco, du Sénégal, de Suisse et du Canada.