17 Mars 2016 À 18:29
Le cinéma marocain se porte bien. Les films made in Morocco cartonnent, occupent les premières places du classement au box-office, remportent des prix ici et ailleurs. Et l’on assiste à une activité sans précédent dans le secteur en termes de production, de distribution et de présence dans les différentes manifestations internationales. Les différents intervenants dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel œuvrent sans relâche pour le développement de cette industrie en plein mouvement et en pleine mutation. Dans ce sens, une nouvelle entité cinématographique est née : l'Union nationale pour le développement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle.
La constitution de cette union, présidée par le réalisateur Abderrahman Tazi, a été officiellement annoncée mardi à Casablanca, à l’occasion d'une assemblée générale, tenue en présence de sept syndicats et chambres professionnelles œuvrant dans le domaine du cinéma et de l'audiovisuel. À cette occasion, un conseil d'administration, qui inclut deux représentants de chaque instance membre, et un bureau exécutif, composé de 7 membres, ont été élus. Outre le président Mohamed Abderrahman Tazi, le bureau est composé de Massoud Bouhsine (premier vice-président), Rachid Cheikh (deuxième vice-président), Driss Chouika (secrétaire général), Khalid Othmani (vice-secrétaire général), Imane Mesbahi (trésorière) et Mohamed Alaoui (vice-trésorier). L’objectif de cette Union est d’assurer «la coordination entre les différentes instances professionnelles, notamment en ce qui concerne le développement et le renforcement du secteur et son organisation sur les plans réglementaire, administratif et représentatif», indique à ce propos Massoud Bouhcine, premier vice-président de l’Union nationale pour le développement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle.
L’Union entend réaliser des études sur le secteur et proposer des mesures susceptibles de favoriser l’éclat du cinéma et de l’audiovisuel sur le plan national, notamment à travers les négociations collectives entre les différents intervenants dans le domaine et entre ceux-ci et l’État. Ce qui permettra, selon Massoud Bouhcine, au secteur de maintenir son rythme de croisière. L'Union ambitionne également d'agir pour «instaurer des négociations collectives qui déboucheront sur des conventions collectives et le rapprochement des points de vue afin de se placer en force de proposition des politiques publiques en relation avec le secteur».Selon un communiqué de presse relatif à la constitution de l’Union, cette nouvelle instance représente la Chambre marocaine des producteurs de films, le Syndicat national des professionnels du théâtre, le Syndicat national des professionnels du cinéma au Maroc, la Chambre marocaine des techniciens créateurs de films, la Chambre marocaine des distributeurs de films, la Chambre marocaine des salles de cinéma et le Syndicat national des techniciens du cinéma et de l'audiovisuel. Bon vent ! C’est vraiment tout le mal que l’on souhaite à ce nouveau-né du secteur.