03 Novembre 2017 À 20:57
Disputée à guichets fermés au complexe Mohammed V de Casablanca, devant quelque 50.000 supporters rajaouis et plus de 3.000 fans venus de Rabat, la demi-finale retour de la Coupe du Trône aura finalement rendu son verdict en faveur du Raja de Casablanca, qui s’est qualifié pour le match ultime à l’issue d’un deuxième score de parité (0-0). Alignant tous ses joueurs titulaires après les avoir ménagés lors de la défaite face à l’OCS dimanche dernier (0-2), l’entraîneur espagnol Juan Carlos Garrido est resté fidèle à son schéma tactique (4-2-3-1), face à une équipe de l’AS FAR qui a entamé le match avec un seul objectif en ligne de mire : ne pas encaisser de buts. La rencontre démarrait donc en faveur des Verts qui, malgré le faible rendement de Abdelilah Hafidi et Mahmoud Benhalib, sont parvenus à se créer plusieurs occasions franches pendant les 45 premières minutes.
Les visiteurs, eux, ne se sont signalés qu’à l’occasion des coups de pies arrêtés, transformés par Mehdi Berrahma mais sans réel danger pour Anas Zniti. De retour des vestiaires, le cours du match basculera petit à petit en faveur de l’AS FAR, qui n’avait d’autre choix que de marquer pour assurer sa place en finale. Issam Erraki et compagnie ont donc opté pour la défense afin de sécuriser le résultat, une tendance qui sera confirmée par le coaching de Garrido qui a terminé le match avec six joueurs à vocation défensive (Banoune, El Yamiq, Achakir, Boutayeb, Jbira et Karouchi) en plus des deux milieux récupérateurs (Erraki et Mabide).
Ce dispositif allait considérablement réduire les options de l’AS FAR, qui n’a jamais vraiment menacé la cage de Zniti malgré les vaines tentatives d’El Bazghoudi. Le manque de percussion dans les offensives de l’AS FAR gardera le score inchangé jusqu’au coup de sifflet final, qui provoquait en même temps l’ire des fans agglutinés sur les gradins. Même Juan Garrido n’a pas pu retenir sa joie, lui qui est sorti de la pelouse gambadant vers la fameuse «Curva Sud» du Raja. La finale du 18 novembre sera donc un remake de l’édition 2013 face au Difaâ Hassani d’El Jadida, l’une des équipes les plus régulières depuis l’entame de la saison. Les Verts sont donc à 90 minutes du huitième sacre de leur histoire, tandis que le DHJ visera une deuxième consécration face au même adversaire.