Fête du Trône 2006

Le gouvernement compte élaborer une charte pour définir le cadre contractuel du dialogue social

Le gouvernement est déterminé à ressusciter le dialogue social et surtout à éviter les écueils qui ont été à l’origine de son gel pendant plusieurs mois. Car, visiblement, le nouvel exécutif tient à avoir des relations plus apaisées avec les syndicats. C’est la raison pour laquelle il veut entourer ce dialogue de toutes les garanties de succès. Mardi dernier, le ministère de l’Emploi et de l’insertion professionnelle a déclaré devant les députés que le gouvernement comptait élaborer une charte devant servir de cadre contractuel au dialogue.

Des signaux positifs ont été envoyés par le gouvernement à l’adresse des partenaires sociaux.

04 Mai 2017 À 19:45

Dans un discours adressé à la classe ouvrière à la veille du premier mai, le ministère de l’Emploi et de l’insertion professionnelle avait exprimé officiellement sa volonté de ressusciter le dialogue social, gelé pendant longtemps par l’ancien gouvernement. En effet, Mohammed Yatim avait affirmé à cette occasion que ce dialogue était et demeure un pilier essentiel de l’amélioration des relations professionnelles et l’instauration de la paix sociale au sein des différentes unités de production. Mardi dernier, le même ministre, s’exprimant devant les députés, a déclaré que le gouvernement comptait élaborer une charte sociale suivant une méthode participative. Cette charte constituera un cadre contractuel pour définir les domaines du dialogue, pour mettre en œuvre les obligations découlant des conventions sociales et pour régler éventuellement les différends qui pourraient le bloquer. Selon le ministère l'Emploi et de l’insertion professionnelle, cette charte constituera un cadre référentiel pour mettre en place les consensus majeurs relatifs à des questions d'ordre économique et social qui concernent les ouvriers et l'ensemble des citoyens. Pour le responsable gouvernemental, cette approche traduit «l'engagement du gouvernement à œuvrer avec ses partenaires sociaux en vue de réussir le dialogue social tripartite, l'institutionnaliser et assurer sa durabilité».

Gelé depuis plusieurs mois, le dialogue social reprendra probablement ses droits dans les prochaines semaines. Des signaux positifs ont été envoyés par le gouvernement à l’adresse des partenaires sociaux, en particulier les syndicats. Fraîchement nommé, le nouveau Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, a tenu à avoir une réunion avec les représentants des centrales syndicales qui ont manifesté leur disposition au dialogue. Les premières rencontres ont, ainsi, réuni autour de la même table le Chef du gouvernement et certains ministres et les centrales syndicales les plus représentatives, à savoir la Confédération démocratique du travail (CDT), la Fédération démocratique du travail (FDT), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et l’Union marocaine du travail (UMT). Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la démarche de dialogue et de communication soulignée dans la déclaration gouvernementale concernant la relation avec les partenaires sociaux. C’était l’occasion de se concerter sur les perspectives et la méthodologie à suivre pour le dialogue social, d'autant plus que les syndicats ont salué cette initiative et exprimé leur disposition à s’engager dans un dialogue positif et constructif. La volonté du gouvernement d'engager un dialogue social soutenu s'est aussi manifestée au niveau sectoriel. Ainsi, le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mohamed Hassad, a souligné, lors d'une réunion avec les représentants des centrales syndicales les plus représentatives, que les syndicats constituent un partenaire majeur dans la mise en œuvre de la vision stratégique de la réforme 2015-2030. 

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