29 Octobre 2017 À 18:56
«Le Maroc ne risque pas un surendettement extérieur. La dette publique extérieure reste soutenable et maitrisable», a fait savoir Mohamed Boussaïd, ministre de l’Économie et des finances lors de la présentation, jeudi dernier à Rabat, du projet de la loi de Finances de 2018. L’argentier du Royaume a balayé d’un revers de la main toutes les rumeurs sur un éventuel surendettement du Royaume. Le ministre s’est ainsi voulu rassurant, soulignant que la dette publique extérieure reste actuellement à un niveau soutenable. «Toutefois, il est important de rester au même niveau», renchérit le ministre.
D’après M. Boussaïd, ce taux d’endettement demeure acceptable, comparé à celui d’autres pays voisins où la dette représente 100% du produit intérieur brut. À ce titre, l’argentier du Royaume a rappelé que le gouvernement ne pourra en aucun cas dépasser le seuil d’endettement extérieur sans l’aval du Parlement, rappelant à cet égard qu’en 2017 l’empreint extérieur de 28 milliards de dirhams a été avalisé par l’hémicycle.
Sur le même registre, M. Boussaïd a fait remarquer que l’endettement public extérieur demeure une mesure nécessaire et indispensable pour réaliser des investissements et renforcer les infrastructures. «Le Maroc a adopté le modèle d’une économie ouverte qui s’appuie sur les investissements et un réseau d’infrastructure solide et développé et c’est cette formule qui attire d’ailleurs de plus en plus d’investisseurs. Certains investisseurs n’ont pas hésité à déclarer que la raison pour laquelle ils ont choisi le Royaume comme destination est d’abord la stabilité politique, ensuite le réseau d’infrastructure solide dont dispose le Royaume et le volume d’investissement qui constitue un facteur d’attraction pour les autres investisseurs», note le ministre.
Dans le détail, on apprend que l'encours de la dette du Trésor du Maroc a atteint plus de 147 milliards de dirhams jusqu’à septembre 2017, contre 142,8 milliards de dirhams en 2016, sachant qu’à la fin de 2017, et comme le souligne le ministre des Finances, le taux d’endettement du Trésor devrait se stabiliser. La dette du Trésor composée de la dette intérieure (536,6 milliards de dirhams) et celle extérieure (147 milliards de dirhams) représente ainsi 64,7% en PIB. S'agissant de la structure de la dette du Trésor, le ministre tient à souligner que 78% de cette dette est intérieure et que 89,3% de cette dette est à moyen et à long terme. Sachant que la durée de vie moyenne de la dette du Trésor est de 7 ans.