Économie

Les marchés Noor Atlas et Noor Argana sur les rails

En attendant le transfert de tous les projets d’énergies renouvelables à Masen, l’Office national de l'électricité et de l’eau potable planche sur les deuxième et troisième tranches de son plan de développement de centrales photovoltaïques. Il s'apprête ainsi à lancer un appel d’offres pour Noor Atlas (200 MW) et les études de qualification des sites Noor Argana (200 à 250 MW). Deux marchés estimés à 600 millions d’euros, soit près de 7 milliards de DH.

01 Avril 2018 À 13:10

Le Maroc accélère la cadence des investissements dans le solaire photovoltaïque (PV). En attendant le transfert des projets à Masen (qui est désormais chargé de piloter les énergies renouvelables), l’Office national de l'électricité et de l’eau potable (ONEE) planche sur les deuxième et troisième tranches de son plan de développement de centrales PV de taille moyenne. Ainsi, l’ONEE s’apprête à lancer l’appel d’offres pour Noor Atlas (200 MW) puis les études de qualification de Noor Argana (200 à 250 MW). «L’appel d’offres pour Noor Atlas devra avoir lieu d’ici juin. Le processus démarrera par un appel à pré-qualification des soumissionnaires pour le développement de ce projet. Ce dernier prévoit la réalisation de 7 centrales photovoltaïques à mettre en service vers fin 2018», déclare au «Matin-Eco», une source proche du dossier. Le projet Atlas, dont le coût est estimé à 300 millions d’euros, devra bénéficier d'un soutien financier de la banque allemande KfW et de la Banque européenne d'investissement (BEI), en plus de la contribution de la Commission européenne. Deux centrales seront construites dans le sud du pays à Tata et Tan Tan et les cinq autres à l'Est : Outat El Haj, Aïn Beni Mathar, Boudnib, Bouanane et Enjil. Concernant Noor Argana, qui constitue la troisième tranche de son plan de développement de centrales PV, l'ONEE prévoit de réaliser à partir du second semestre 2018 une série d’études (hydrauliques et hydrologiques, géotechnique, sismique, topographique…) dans l’objectif de lancer l’appel d’offres vers mi-2019. «Le coût du projet s’élève, selon les premières estimations, à 300 millions d’euros, hors frais d’études. Noor Argana, à réaliser sur 6 différents sites, devra être financé par la KfW, la BEI ainsi que l'Agence française de développement - AFD», détaille notre source. Les sites qui devront abriter les centrales de Noo Argana se trouvent à Taliouine, Walidia, Alnif, Boumalne, Imntanout et Rich (les prochaines études devront les valider). Leur mise en service est prévue vers fin 2020.

r>À noter que le plan PV porté par l’ONEE a démarré avec le projet Noor Tafilalet (120 MW), en cours de construction sur les sites d’Erfoud, Missour et Zagoura pour une puissance unitaire de 40 MW. Le projet est réalisé dans le cadre d’un marché clé en main avec un contrat opération et maintenance d’une durée de 5 ans et sera mis en service cette fin d’année. D’un coût global de 1,3 milliard de DH, le projet bénéficie d’un prêt de 1,27 milliard de dirhams de la Banque mondiale, dont 236 millions via le Fonds de technologie propre (FTP).r>Les centrales de Tafilalet, Atlas et Argana ont pour objectif de renforcer la sécurisation de l’approvisionnement du pays en électricité et l’amélioration de la qualité de service pour les régions situées au bout de la ligne : loin des points de production d’électricité. Elles sont censées remédier aux baisses de tension et aux interruptions périodiques de courant que subissent actuellement les régions concernées. 

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