05 Février 2018 À 19:01
À l’image de son intervention lors du premier point de presse du comité de candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 2026, mardi 23 janvier dernier, Moulay Hafid El Alamy a encore assuré que le Maroc compte faire valoir ses potentialités sans engager des dépenses superflues et exagérées. «La démarche que surveille la FIFA est que les investissements soient faits de façon intelligente pour qu’ils puissent être utiles et utilisables pour la suite des événements. On a lu beaucoup de choses sur des pays qui étaient candidats à l’organisation de la Coupe du monde et où il y a eu une grande déperdition d’argent. Ce ne sera pas le cas du Maroc ! Il n’y aura que des investissements structurés et réfléchis qui peuvent être utiles lors des prochaines années. Aussi, il n’y aura rien dans le dossier qui ne serait pas concret et réalisable», soutenait le président du comité marocain le mois dernier.
Cette semaine, dans une interview publiée par l'hebdomadaire international «Jeune Afrique», le ministre de l’Industrie a réaffirmé l’engagement du Maroc à éviter toutes dépenses facultatives : «Aucun dirham ne sera dépensé s'il ne peut servir in fine à la population», a-t-il insisté, notant que le Maroc est un pays émergent qui a des besoins en infrastructures dans les secteurs de la santé, de l'éducation et du sport. «Nous avons accéléré la cadence des investissements publics depuis des années pour mettre à niveau les différentes régions marocaines et répondre aux besoins des populations, mais aussi pour satisfaire les sollicitations des investisseurs étrangers de plus en plus nombreux», a-t-il affirmé. «La candidature à un Mondial est une horlogerie très complexe où se mêlent le rêve d'une nation, la ferveur d'un peuple, la détermination d'un pays, la rigueur d'un dossier et les garanties de succès que l'on donne au monde exigeant du football», a estimé M. Elalamy qui a également fait allusion à un nouveau point de presse : «Nous allons annoncer dans quelques jours le dispositif qui sera mis en place pour promouvoir notre candidature», a-t-il dit, notant que le gouvernement, le secteur privé ainsi que les spécialistes et les professionnels du sport vont serrer les rangs pour atteindre l'objectif. «Nous proposons également des stades modulaires qui vont continuer à fonctionner après le Mondial», a-t-il fait savoir, assurant qu'il n'y a pas de risque que le Maroc succombe au syndrome des «cathédrales dans le désert», dont ont été victimes des pays qui ont accueilli la Coupe du monde ou les Jeux olympiques.