Nation

Une rencontre souligne l’importance de la démocratie participative dans l’émergence d’un nouveau modèle de développement

La Constitution adoptée par le Maroc en 2011 a accordé une place importante à la démocratie participative. Constituant, à côté de la démocratie représentative, un pilier de la bonne gouvernance, cette forme de démocratie à besoin d’être accompagnée aussi bien sur le plan législatif qu’au niveau de l’amélioration de l'action associative. C'est l'une des conclusions de la journée d’étude organisée, hier à Marrakech, par le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile.

24 Janvier 2018 À 20:36

La démocratie participative est l'un des piliers de la bonne gouvernance. Selon les participants à la journée d’étude, organisée hier à Marrakech, sur le thème «La démocratie participative et le nouveau modèle de développement», cette forme de démocratie, incarnée par la société civile, va de pair avec la démocratie représentative qu'incarnent les élus, aussi bien au niveau local que national.r>Prenant la parole à cette occasion, le président de la région de Marrakech-Safi, Ahmed Akhchichen, a affirmé que la Constitution de 2011 avait posé le cadre juridique pour la mise en œuvre des mécanismes de la démocratie participative. Une démocratie à même de garantir plus d’égalité de chances et de droits économiques, sociaux et politiques pour les Marocains. Dans le même sens, le responsable a insisté sur l'importance de l'instauration de la confiance entre les deux modèles de démocratie, et ce à travers le dialogue. Toutefois, M. Akhchichen a assuré que les garanties constitutionnelles n'étaient pas suffisantes pour assurer la mise en œuvre de la démocratie participative. «Un suivi sur le plan législatif ainsi qu'une action associative de qualité sont nécessaires», selon le responsable régional. Intervenant également lors de cette rencontre organisée conjointement par le ministère délégué en charge des Relations avec le Parlement et la société civile et le Conseil de la région de Marrakech-Safi, le ministre en charge du secteur et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a mis en avant le rôle essentiel que les régions son appelées à jouer en tant que collectivités territoriales. Soulignant que la participation de la société civile dans certains secteurs reste limitée, il a reconnu une certaine inégalité devant les impôts dont souffre le tissu associatif. Dressant un tableau comparatif entre la productivité économique des associations au Maroc et celles en France, le responsable gouvernemental a affirmé que la participation des associations marocaines au PIB ne dépassait toujours pas les 0,02%. Pour rappel, cette rencontre est la troisième du genre initiée par le ministère délégué en charge des Relations avec le Parlement et la société civile en partenariat avec les régions. Une première rencontre avait été organisée en partenariat avec le Conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, alors que la deuxième était en partenariat avec le Conseil de la région de Casablanca-settat. Portant toutes sur des thématiques en rapport avec la démocratie participative, ces rencontres se poursuivront avec une nouvelle journée d’étude prévue dans la ville de Fès.

Copyright Groupe le Matin © 2026