12 Novembre 2019 À 18:01
Le département de sociologie à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Aïn Chock a organisé, avec l’appui du Laboratoire de recherche sur les différenciations socio-anthropologiques et les identités sociales (LADSIS), un stage de terrain au profit des étudiants de deuxième année du Master SOIS dans la zone oasienne située au niveau de la province de Zagora. Ce stage, qui s’inscrit dans le cadre de ses activités pédagogiques, a réuni pendant une semaine, du 26 octobre au 2 novembre, 18 étudiants accompagnés de 3 professeurs permanents du département et d’un membre du LADSIS.«Le stage collectif a été organisé de telle sorte à ce que le terrain, les réflexions, les synthèses et les restitutions soient au centre de la démarche. Depuis la création du département de sociologie en 2014, une quinzaine de sorties de terrain ont été organisées dans la région de Casablanca et trois stages collectifs dans les régions d’Imlil (Haut Atlas) en mai 2018, El Hajeb (Saïss) en avril 2019 puis à Zagora en octobre 2019.
Il s’agit donc du début d’une tradition qui met le terrain au cœur de la formation sociologique au sein du département», indique la Faculté dans un communiqué. «L’objectif pédagogique de ce stage est de permettre aux étudiants de formuler une démarche et définir une problématique à partir d’un sujet ou d’une thématique à partir de lectures réalisées sur la zone et sur des thématiques connexes, faire des hypothèses de travail afin de mettre en place une démarche de terrain. Les étudiants ont construit eux-mêmes les questions auxquelles ils voulaient des réponses, ainsi que la démarche à mettre en œuvre pour y répondre. L’équipe encadrante a apporté un accompagnement théorique et pratique pour affiner les questions, discuter les observations et soutenir la démarche globale», explique Zakaria Khadiri, professeur de sociologie à la FLSH Aïn Chock. «La pratique sur le terrain est une expérience dont les retombées méthodologiques, scientifiques, organisationnelles et humaines sont intenses et indispensables. Les étudiants ont pris connaissance et analysé le fonctionnement des sociétés oasiennes à travers leur organisation autour des ressources naturelles, du travail collectif, ainsi que les dynamiques actuelles des femmes et des jeunes ruraux», a ajouté Zakaria Kadiri.