19 Novembre 2019 À 17:51
«Réinvestir dans des programmes d’amélioration de la durabilité des milieux marins, assurer la croissance durable des océans et garantir que les mesures de protection soient accompagnées d’une gestion efficace» sont les principales recommandations du directeur de la FAO qui organise, jusqu’à demain à Rome, un Colloque international sur la durabilité des pêches. «Un stock de poissons marins sur trois fait l’objet d’une surpêche», constate, une nouvelle fois, la FAO. Si les rapports sur la surpêche se suivent et se ressemblent, le premier Atlas mondial sur l’utilisation des systèmes d’identification automatique des activités de pêche, qui sera publié à l’occasion de ce colloque, devrait constituer une nouvelle étape dans la quête pour asseoir les principes d’une pêche durable, qui respecte le repos biologique de la ressource et le tonnage par espèce de poisson. «Il (l’Atlas mondial, ndlr) comprendra des informations quantitatives sur l’état de la durabilité des pêches aux niveaux mondial et régional, des exemples de meilleures pratiques de gestion et de partenariat et des recommandations sur la manière de mieux relier les preuves et les politiques afin de garantir la durabilité des pêches au XXIe siècle», souligne la FAO.r>En attendant, les États ne respectent pas toujours leurs obligations (...) et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée est fréquente, déplore l’Organisation onusienne dans un document de 2018 intitulé «Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture». Cette situation concernerait, selon la FAO, davantage les pays en développement : la pêche dans les régions développées est de plus en plus durable et laisse aux stocks le temps de se reproduire, mais ce n’est pas le cas de la pêche dans les régions en développement. Et pourtant, les produits issus de la pêche comptent parmi les denrées alimentaires les plus commercialisées au monde.r>En 2017, les exportations des produits halieutiques ont atteint un niveau record de 156 milliards de dollars, dépassant ainsi le commerce des animaux d’élevage terrestre. Mais c’est en Méditerranée et en mer Noire que l’on observe la plus forte proportion de stocks exploités à un niveau biologiquement non durable. Dans ces zones, la pêche non durable représente 62,2% des stocks.