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700 postes budgétaires prévus pour 2021 et une hausse budgétaire d’à peine 0,75%

Quelque 12.669 milliards de dirhams, tel est le budget qui sera alloué au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, soit une hausse de 0,75% (soit 94 millions de dirhams). Ce budget sera mobilisé pour financer aussi bien le fonctionnement que les investissements. Selon le ministre de l’Éducation nationale de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaïd Amzazi, qui présentait le budget sectoriel de son département au Parlement, il est prévu de créer 700 postes budgétaires au cours de cette année, parallèlement à la poursuite de l’élargissement de l’offre pédagogique et l’ouverture de nouveaux établissements d’enseignement supérieur.

11 Novembre 2020 À 18:55

Le budget alloué au secteur de l’enseignement supérieur a connu une hausse considérable de 40% entre 2012 et 2021, c’est ce qui ressort de l’analyse du budget du secteur de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique présenté mercredi dernier par le ministre de tutelle Saaïd Amzazi devant la Commission de l’éducation  au niveau de la Chambre des représentants.r>Dans le détail, on apprend que l’enveloppe alloué à ce secteur est passé de 8.803.908.000 DH en 2012 à 12.669.013.000 DH en 2021. Cette évolution a concerné également le nombre d’enseignants qui est passé au cours de la même période de 11.750 à 15.675, soit une hausse de 30%. Cette évolution est restée toutefois insuffisante, compte tenu de l’augmentation du nombre des étudiants au cours des neuf dernières années qui a atteint 120% passant ainsi de 447.801 étudiants en 2012 à 987.143 en 2021, avec 858.484 étudiants inscrits dans les universités à accès ouvert et 128.659 inscrits dans les écoles à accès limité.

S’agissant des établissements d’enseignement, le document indique que le Maroc dispose actuellement de 12 universités abritant 151 structures, une université publique gérée par une entité privée regroupant trois structures et 74 établissements de formation des cadres et des enseignants. À cela s’ajoute 5 universités créées dans le cadre de partenariats et qui regroupent 30 structures. Pour ce qui est de l’enseignement supérieur privé, le ministre fait état de l’existence de 5 universités privées regroupant 23 structures de formation, ainsi que 156 établissements d’enseignement privés agréés. En ce qui concerne le plan d’action du ministère en matière de création de nouveaux établissements de formation, ce dernier prévoit l’ouverture cette année de deux nouvelles universités, à savoir l’Institut des métiers de sport à Kénitra et l’école supérieure d’éducation et de formation à Oujda. Il sera en outre question d’ouvrir six établissements universitaires de formation à travers la division de trois facultés. Le ministère prévoit par ailleurs de lancer les travaux de construction de deux établissements de formation, à savoir l’École nationale des sciences appliqués à Béni Mellal et la Faculté d’économie et de gestion à Guelmim.r>Sur un autre registre, s’agissant de l’élargissement de l’offre pédagogique universitaire, le ministère prévoit de renforcer les offres de formation proposées dans le cadre des filières professionnelles, à travers la coordination avec les autres secteurs gouvernementaux afin d’activer les stratégies sectorielles. Il est également prévu d’ouvrir de nouvelles filières selon la nouvelle architecture pédagogique. Il convient de souligner que le ministère a adopté en 2020 plus de 78 nouvelles filières au niveau de l’enseignement supérieur public (soit 12 diplômes techniques, 28 licences professionnelles et 32 masters et masters spécialisés et 6 filières de doctorat). 

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