07 Juillet 2020 À 17:52
L’institut Cervantes de Casablanca a inauguré le 7 juillet l’exposition numérique «Casablanca confinée» du photographe Pedro Orihuela Orellana. Mise en ligne sur le site web de l’institut, cette exposition nous replonge dans une Casablanca vidée pour la première fois de ses bruits, de ses embouteillages et des habitants qui couraient dans tous les sens dans ses rues. Seize œuvres de l’artiste montrent un nouveau visage de la capitale économique capturé pendant les trois mois de confinement, de la mi-mars à la mi-juin. Le public a jusqu’au 31 août pour découvrir les rues de Casablanca confinée et imaginer le silence qui a remplacé les klaxons, l’activité commerciale, les sons des animaux, les bruits mécaniques et la pollution sonore de milliers de motos, vélos, camions, camionnettes, voitures... et tous types de moyens de transport.r>Dans cette exposition, on voit comment les règles ont changé dans «la ville de La Grande Mosquée». On se remémore les moments de contrôle serré, avec des voitures de police, des fourgonnettes et des motos dans les rues principales et les avenues. L’artiste a capturé des moments uniques où Casablanca, comme la majorité des grandes villes dans le monde, était solitaire. Des moments qui resteront gravés dans l’histoire de l’humanité. Tel un rêve, Pedro Orihuela vivait, dès l’aube, des moments uniques qu’il a tenu à mémoriser et partager avec le public. Il assistait à l’appel à la prière d’Al Fajr alors que les mosquées étaient vides. Le photographe était témoin de décors casablancais inhabituels, telle une fiction de «dévastation». Il a vu l’asphalte casablancais vide de ses milliers de véhicules. Muni de son autorisation de circulation, cet architecte espagnol résidant au Maroc déambulait dans les grandes artères et devant les monuments historiques de la capitale économique, parfois sous les regards des Casablancais confinés qui cherchaient une ouverture sur le monde extérieur à travers leurs fenêtres. Cette exposition n’est pas la première de Pedro Orihuela Orellana. Cet artiste, qui a étudié la photographie à l’Université de Séville en même temps que l’architecture, a l’habitude de capter à travers ses photographies les sensations de la vie quotidienne au Maroc. Il a collaboré en tant que photographe avec différents magazines espagnols, français et marocains.