20 Mai 2021 À 19:08
Le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Driss Ouaouicha, a de nouveau été interpellé mardi dernier sur la poursuite de la fermeture des cités universitaires par les conseillers de la deuxième Chambre. Dans son intervention, le ministre a souligné que la conjoncture actuelle marquée par la propagation de la Covid-19 a dicté la poursuite de la fermeture des restaurants et des cités universitaires pour éviter tout risque de contagion entre les élèves.r>En effet, à deux mois de la fin de l’année universitaire, les cités et restaurants universitaires restent fermés malgré l’importance de ces infrastructures pour les étudiants issus de familles modestes. Une décision prise en concertation avec les autorités compétentes qui a imposé le report de la réouverture des cités et des restaurants universitaires jusqu’à l’amélioration de la situation épidémiologique. Le ministre a indiqué dans le même sens que le budget qui était mobilisé pour le fonctionnement et l’entretien des cités universitaires a été injecté pour financer les bourses universitaires dont le nombre a augmenté de manière considérable au cours de ces deux dernières années.r>Le haut responsable a par ailleurs ajouté que les restaurants et les cités universitaires connaissent une forte pression. Ainsi, la demande dépasse de loin l’offre, malgré l’existence de critères bien définis pour sélectionner les bénéficiaires, notamment le revenu annuel des parents, le nombre de frères, les cas particuliers, tels que le statut d’orphelin ou de handicapé, soulignant qu’actuellement la capacité d’accueil de ces établissements ne dépasse pas 90.000 lits sur le plan national, tandis que le nombre de demandes dépasse les 900.000. Ainsi, pour surmonter cette situation, le gouvernement œuvre pour ouvrir chaque année trois nouvelles cités universitaires. Toutefois, note le ministre, les investissements publics restent insuffisants, d’où la décision du gouvernement d’impliquer les acteurs économiques dans le financement de la construction des résidences universitaires. Une contribution qui a permis de mobiliser un budget considérable de 600 millions de dirhams. Il convient de souligner que l’année 2021 connaîtra le parachèvement des travaux de construction de quatre cités universitaires à Nador, Taza, Kénitra et Rabat et le lancement des projets de quatre cités à El Jadida, Mohammedia, Fès et Settat, en plus de la signature, cette année, de 14 conventions avec le secteur privé pour la construction de nouvelles cités universitaires.