Enseignement

«Le programme bachelor en 4 ans attire toujours plus de candidats marocains et internationaux»

La rentrée de septembre 2021 s’annonce sous les meilleures auspices pour l’ESSEC Afrique. L’école souhaite attirer les talents des jeunes étudiants subsahariens, du Maghreb et au-delà sur son campus situé plage des nations au Nord de Rabat. Le point avec Hugues Levecq, deputy dean du campus ESSEC Afrique et directeur du Global BBA.

08 Juillet 2021 À 12:50

Le Matin : Avec quelle dynamique inaugurez-vous la prochaine rentrée universitaire ?r>Hugues Levecq : La rentrée de septembre 2021 s’annonce sous les meilleurs auspices pour l’ESSEC Afrique avec toujours plus d’étudiants sur notre campus situé Plage des nations au nord de Rabat. Le programme bachelor en 4 ans, qui s’inscrit dans l’esprit de la réforme de l’enseignement supérieur au Maroc, attire toujours plus de candidats marocains et internationaux. Nos critères de sélection en première année après le bac sont draconiens, mais le vivier de très bons profils au Maroc est important et nous sommes ravis de les accueillir. Fait nouveau pour cette rentrée, notre parcours Innovation et Management digital attire aussi des étudiants européens, de France en particulier, qui vont étudier sur le campus et seront diplômés au Maroc. Nous poursuivons également nos programmes de mobilité intercampus avec près d’une centaine d’étudiants internationaux qui viennent étudier sur le campus et découvrir le Maroc en profondeur.

Quelle lecture faites-vous des recommandations du Nouveau Modèle de développement en matière de l’enseignement ?r>Ce rapport, fruit du travail de toute une commission, est une bonne illustration de la volonté du Royaume de prendre les sujets à bras le corps avec un diagnostic sans concession et des propositions de modernisation courageuses. Il ne nous appartient pas de le commenter, mais nous avons relevé avec intérêt la volonté d’ériger un hub régional de l’enseignement supérieur et de l’innovation. L’ESSEC n’a pas choisi Rabat par hasard pour implanter son deuxième campus international (avec Singapour), c’est pour nous la richesse des liens avec l’Europe d’une part et avec l’Afrique d’autre part qui fait la force du Maroc. En tant qu’établissement d’enseignement supérieur privé au Maroc, l’ESSEC souhaite être partie prenante de ce hub régional pour attirer les talents des jeunes étudiants subsahariens, du Maghreb et au-delà. L’intérêt des étudiants asiatiques pour le Maroc et pour l’Afrique ne se dément pas. Nous agissons comme un médiateur entre les cultures. L’innovation, qui est au cœur du rapport, est également au centre de nos formations initiales et exécutives avec, sur le campus, In’lab, un incubateur qui accompagne les jeunes créateurs d’entreprises et les confronte aux méthodes d’innovation.

Pourriez-vous présenter les nouveaux mastères prévus pour cette rentrée et le pourquoi de vos choix ?r>Nous lançons deux nouveaux Master pour les étudiants diplômés d’une licence. L’un porte sur l’entrepreneuriat et l’innovation et l’autre sur la transformation digitale des entreprises et de la société. Les thématiques de ces deux masters sont en phase avec les attentes des entreprises au Maroc qui témoignent d’une accélération de la digitalisation. Elles ont besoin, aux côtés d’ingénieurs et de techniciens, de managers qui ont une vision large du process de digitalisation, ses impacts marketing, juridiques, organisationnels. Quant à l’innovation, elle ne se décrète pas, il faut en acquérir les méthodes, les réflexes pour gagner du temps et générer de la valeur, économique, sociétale, environnementale ou humaine. Enfin, l’entrepreneuriat, ou intrapreuneuriat, est une démarche des étudiants, créateurs d’entreprise et de valeur, qui est accompagnée dès l’émergence du projet par nos experts et coaches au sein de notre incubateur In’Lab.

Les softs skills sont les clés de l’employabilité. Quelle place accordez-vous à cet axe dans votre stratégie ?r>Nous partageons, avec le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le diagnostic de l’importance des soft skills comme compétences déterminantes sur le marché du travail. Nous mettions d’ores et déjà l’accent sur les langues étrangères, la communication orale, le travail en équipe sur des présentations professionnelles lors de mises en situation. C’est l’intérêt d’une école internationale que de permettre aux étudiants de se former auprès de professeurs de haut niveau et avec des intervenants issus du monde des entreprises au Maroc, en Europe et au-delà.

Comment l’ESSEC encourage-t-elle la mobilité internationale des étudiants ?r>Tous nos étudiants du programme Bachelor, passent au minimum deux semestres à l’international et souvent bien plus avec la possibilité de faire des stages, des expériences humanitaires au-delà des frontières. Quant à nos étudiants qui viennent des campus de Cergy en France ou de Singapour, leur séjour au Maroc reste souvent inoubliable, car nous leur donnons des cours d’arabe dialectal, un cours d’introduction au monde arabo-musulman afin de vivre cette expérience internationale en profondeur, dans l’échange de culture. Ces séjours créent des vocations auprès de nos étudiants dont certains entament ainsi leur vie professionnelle à Casablanca, à Abidjan ou ailleurs en Afrique. 

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